Route du rock 2014, deuxième soirée : que d’eau, que d’eau !

Le 15 août 2014 par Disso

On va pas se mentir, la soirée du jeudi à la Route du Rock fut un peu difficile. Et oui, je n’ai plus 20 ans et la boue en non stop dans le Fort, sans un siège pour se poser et en slalomant entre les flaques jaunâtres de boue, ça lasse.
Le premier concert, c’était Angel Olsen. Il pleuvait comme vache qui pisse, je ne suis pas fan d’Angel, j’ai séché. J’ai acheté des jetons, pris à boire, fait un tour du stand des labels. Bref, vous connaissez la manœuvre : il ne fait pas bon jouer en 1er dans un festival.
Pour The War on Drugs, autant l’album était plutôt sympathique, autant le live, sans être mauvais, évoquait plutôt au mieux Bruce Springsteen au pire les grandes heures de Dire Straits et ne dégageait pas une émotion bouleversante.
Kurt Vile, quant à lui, avec sa chevelure longue, son regard de tueur commence bien son set. Musique pour nous les mecs qui en ont, rock viril sans être hargneux. La première demi-heure était très agréable, la suite fut plus lassante à mon goût.

C’est avec Real Estate que la soirée commence vraiment pour DLF. La sunset pop du groupe, qui joue sur la petite scène, fonctionne bien en live. Pas vraiment de surprise, mais de jolies titres aux belles harmonies qui s’enchainent bien à part un problème technique en milieu de set. Les albums sont bons, les concerts aussi. Il ne faut peut-être espérer la nouveauté et l’originalité, c’est vrai, mais quand la musique est bonne (bonne, bonne) et qu’elle ne triche pas, on ne boude pas son plaisir.

Morceau de choix, morceau du roi, John Dwyer et Thee Oh Sees déboulent sur la grande scène. On sait que le groupe traverse une période un peu floue : la rupture est annoncée mais les concerts ont toujours lieu avec un nouveau line-up dont un excellent batteur. Ca cogne vite et dur mais tout en restant élégant. Malgré les quelques critiques entendues deci-delà sur le fait que ce ne soit pas le groupe dans sa configuration originelle, le concert était excellent, le public conquis sautait en l’air, bondissait en tous sens tout en agitant furieusement la tête. Un petit bémol, pour une raison mystérieuse le concert d’une heure n’aura duré que 40 minutes.

Les Fat White Family groupe londonien au son « so british », sont attendus de pied ferme (ou glissants dans la boue). Ils ont déjà une solide réputation à la fois musicalement parlant mais aussi pour leur tempérament un peu bad boys. Ah ces Anglais… Ça part un peu dans tous les sens : Foal ou Libertines énervés, le groupe illustre à merveille ce que l’on peut attendre d’un groupe garage londonien, y compris jusqu’à sécher la conférence de presse. Peut-être pas le choc que l’on attendait mais quand même un bon moment.

C’est sur Caribou que nous finirons la soirée, éreintés de boue et debout. Un chouette set avec aussi bien des titres calibrés extraits de l’album et que d’autres faits pour faire danser la nuit dans un festival. Une musique solaire, positive, qui alterne avec des passages plus sombres semblant annoncer l’arrivée du groupe suivant Darkside.
En conclusion, des conditions éprouvantes mais de la musique consolante.

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