Route du Rock 2014, première soirée : OUGHT !

Le 14 août 2014 par Disso

C’est reparti pour la Route du Rock 2014 avec, comme depuis deux ans, une première soirée dans Saint Malo à la Nouvelle Vague. Ambiance frisquette dehors (17°) et hot à l’intérieur au sens propre comme au sens figuré. La salle ne semble pas pleine alors que les ventes pour les soirées du Fort sont bien parties, mieux que l’an passé puisque l’on dépasse les 20000 entrées vendues.

OUGHT DLF

La soirée débute avec le groupe que nous attendions ce soir : OUGHT, quatre américains et australien installés à Montréal parce que les frais d’inscription à l’université y étaient moins chers. Le groupe est jeune, deux ans d’existence, mais semble déjà bien rodé. Après un premier EP, ils viennent de sortir chez Constellation, le label de Godspeed You et Thee Silver Mt Zion, un très bon album More Than Any Other Day.

Tim Beeler et le groupe offrent une musique très habitée, pleine de tensions et de rage. Frêle silhouette se découpant dans la lumière de la salle, il semble littéralement possédé par ce qu’il chante. Il s’efface de côté, torero tenant sa guitare comme une muleta, puis revient à la charge face au micro. Sur le titre Habit, le groupe embarque la salle avec lui grâce à sa musique aux accents parfois très Velvetiens. C’est encore plus évident lorsque sur Forgiveness, le batteur s’empare d’un violon strident et discordant, on devinerait presque alors les ombres de Lou Reed et de la Factory.

Tim Beeler focalise l’attention sur lui, tient le monde en haleine. Les titres montent en puissance jusqu’à un avant dernier titre, Gemini, qui plonge la salle dans une ambiance extatique et le chanteur dans une transe hallucinée. La voix puissante au micro cogne jusqu’au K.O. Le chanteur termine en sueur et nous aussi, avec à l’issue d’une demi seconde de silence incrédule, une réelle ovation. Leur set se termine par une chanson de leur futur album, chanson à danser nous dit Tim Beeler, mais alors à danser sur les décombres fumantes de l’incendie qu’a allumé ce soir là Ought à la Nouvelle Vague.

Petite pause pour profiter de l’ambiance toujours très sympathique à la Nouvelle Vague et c’est au tour d’Hamilton de prendre les rênes. Si l’album ne m’avait pas plus que ça convaincue, le concert ne réussira pas à changer mon impression. On ne peut pas dire qu’Hamilton ait été mauvais. En revanche, il était très certainement fatigué, la voix un peu affaiblie ce qui ne servait pas au mieux ce « perfomer » de scène. Depuis que les Walkmen se sont séparés pour une pause aux accents de rupture, chacun a pu se concentrer sur ses envies. Et dans le cas d’Hamilton Leithauser, le chanteur, ses envies ont des accents blues, country et jazz des années 50 allant même jusqu’à reprendre un titre de Sinatra. Un concert honnête, mais certainement pas ce que le chanteur peut faire de mieux.

Ce sont enfin les très gentils François and the Atlas Mountains qui finissent cette soirée, mais un peu fatigués, nous prenons nos cliques et nos claques après deux ou trois titres.

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