Route du Rock 2013, pari tenu !

Le 20 août 2013 par Disso

Avec l’équipe de DLF, on a décidé de faire un petit point/bilan sur cette édition 2013 de la Route du Rock été. Après une édition 2012 difficile et déficitaire, DLF a décidé d’exposer à froid, objectivement, les points forts et faibles de cette édition de la Route du Rock. Et sans concession. Mais avec du Régécolor.

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La programmation : Il faut saluer un festival qui a le culot de programmer un groupe pas forcément facile d’accès comme Godspeed You!Black Emperor en tête d’affiche d’une de ses soirées. Le groupe était certes très attendu des fans, mais pas d’une bonne partie du public jeune qui visiblement n’en connaissait même pas le nom. Et nous, on aime cette prise de risque là qui distingue la Route du Rock de beaucoup d’autres festivals.
On peut par contre regretter le passage de Zombie Zombie juste derrière Godspeed, ce n’était pas leur faciliter la tâche et l’idée très étrange (à moins qu’ils n’aient pas pu faire autrement?) de programmer les très très attendus Suuns sur la trop petite scène des Remparts.
En revanche, on salue le retour de fins de soirées plus festives qui font danser jeunes et moins jeunes avec Fuck Buttons, TNGHT ou Disclosure. On aime aussi la variété des styles proposés : folk, électro, drone, psyché, pop, tout le monde s’y retrouve forcément à un moment ou un autre. On apprécie, enfin, la tonalité globalement plus joyeuse de la programmation par rapport à la très belle mais un peu austère programmation de 2012.

La fréquentation : François Floret avait promis de se tatouer la K7 du festival sur l’avant-bras si on dépassait les 20000. C’est bon, le tatoueur peut préparer les aiguilles, on en est à 21500 entrées payantes contre environ 15000 l’an passé. La barre est redressée, c’est une très bonne édition en terme de fréquentation.

La boisson : Dans la série Enquêtes Exclusives, DLF va plus loin pour dénoncer le scandale de la bière trafiquée, la suite après la pub. Il n’est pas physiologiquement possible que la bière ne soit pas coupée. On a vu des festivaliers que nous ne nommerons pas ici s’enquiller une dizaine de bières et rester sobres comme le chameau dans le désert. A DLF, nous on dit, c’est pas possible, y a un truc…

La bouffe : Comme toujours à la Route du Rock, de la bonne bouffe assez variée, incluant le cultissime stand Galettes de Pleudihen bien sûr mais aussi des pizzas, pad thaï, burgers, tartiflette… Petit bémol sur le prix du très bon burger à 7€ au stand des cowboys, en rajoutant une portion de frites, ça nous mettait le tout à 11€. Un peu cher pour un festival, quand même.

Les pissotières : le point noir et odoriférant du festival. 20000 festivaliers coincés dans un Fort toute sortie étant impossible, des boissons nombreuses et des soirées qui durent de 18h à 4h du matin… Vous avez les données du problème : calculez le nombre de pissotières et de rouleaux de PQ qu’il vous faudra pour les trois soirs. Visiblement, la Route ne doit pas être très bonne en mathématiques. Deux heures après le début du festival, les pissotières étaient déjà dans un état lamentable et le PQ aux abonnées absents. Et ce sera comme ça pour tout le reste du festival. On ne parle même pas du « carré de pisse » des mecs, où parait-il, on pataugeait dans dix centimètres de liquide jaunâtre et boueux. Bref, sérieux la Route, faut faire un effort là.

Les bénévoles et l’encadrement : Super gentils, les bénévoles. Que ce soit sur les parkings, dans les lieux de vie communs, à chaque fois, le sourire aux lèvres, le mot gentil… Même chose pour l’encadrement, nous tenons à remercier particulièrement Maxime Lecerf chargé des relations Presse et Community Manager, toujours calme, efficace et attentif à chacun. On peut aussi tirer notre chapeau à David Moreau et sa gentillesse, pour l’espace Labels.

La scène des remparts : depuis deux ans, la Route avait installé une petite scène, dos à la régie, sur laquelle elle programmait des groupes pas forcément encore super connus mais toujours de qualité : Willis Earl Beal, Colin Stetson, Judah Warsky, Dan Deacon… Cette année, tenant compte des remarques au sujet de l’accès difficile de cette scène de la Tour, les programmateurs l’ont déplacée à l’entrée du Fort dans un carré longeant les douves. Seulement voilà, la scène dite des Remparts fut très vite victime de son succès à tel point que nombreux furent ceux qui ne purent carrément pas y accéder. Au bout d’un moment, tout le monde avait compris le truc : soit il fallait renoncer aux concerts de la Scène des Remparts, soit il fallait quitter la grande scène avant la fin d’un concert pour être bien positionné. Bref, c’était pas bien. Et surtout très frustrant. François Floret l’a bien compris qui a promis de régler le problème l’an prochain.

Le son : très bon sur la grande scène et honorable sur la petite scène. Ajoutons à cela que les dj sets entre les groupes étaient un peu moins forts  que les années précédentes et que l’on n’entendait plus le stand Bonobo pendant les concerts (ou alors je vieillis et j’entends moins bien?). Bref, cette année, c’était vraiment bien de ce côté-là. Sinon, sur le camping, la Route du Rock proposait des DJ sets l’après-midi, mais je n’ai pas eu d’écho particulier.

L’ambiance : Franchement, excellente. Entre la programmation, les potes que l’on retrouve un peu partout, les musiciens qui se mélangent au public (coucou Efterklang à côté de Piedo pendant le concert de Godspeed), les jeunes qui dansent dans tous les coins, le temps qui était parfait avec juste une toute petite averse, le fort entier ou presque qui danse pendant le set de Hot Chip… Pour ne pas aimer l’ambiance de cette Route du Rock 2013, il faut être difficile.

La DLF Team : on a adoré plein de trucs, emmagasiné plein de belles images et de jolis souvenirs. Les potes de chez Monopsone, toujours souriants et accueillants, les soirées filles au Pussy Cottage avec la carafe de mojito qui fait bien dormir, Lisenn exécutant la danse du soleil à l’instar du leader de !!!, le camping car de Piedo et les deux ambiances deux salles d’Hélène, les conseils vernis de Clémence et Virginie, les deux poupous en chef Benoit et Super Pierre, les déclarations fracassantes sur Local Natives du toujours très digne Gaël, le petit dej Cottage Bondage avec tata Ju, Amélie et sa passion vélo vite réfrénée sur le coup des 4heures du matin…
Nick Cave, son costume en satin et son Régécolor, Mr Laudanum kiffant fort sa race sur Fuck Buttons, les copains d’Alter1Fo toujours aussi cools… Beaucoup de jolis moments, de belles personnes et de sons magnifiques. En tout cas, c’est sûr, l’an prochain, on revient !

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A LIRE : COMPTE RENDU SAMEDI

Compte Rendu objectif et collectif de la DLF team

3 Commentaires sur “Route du Rock 2013, pari tenu !”

  • francisxv

    pour ma part
    La programmation : excellente, de tout, allant du vieux rockeur confirmé aux groupes dansant en passant par le garage et l’electro, de belles découvertes et de bonnes confirmations (en bien ou en mal)

    La fréquentation : bien content que ca soit remonté, j’ai pas eu l’impression physiquement de voir + de monde que l’an dernier mais les chiffres sont les chiffres

    La boisson : bah c’est pas deja le cas depuis des années la biere coupé a 50% avec de la flotte ?

    La bouffe : cette année je suis entré avec mes casse croute, possible je ne le savais pas, donc grosse economie la dessus, meme si une petite galette saucisse moutarde a 3€ sur les coups de 2h du mat ca fait tjs du bien. Mais budget bouffe donc grosse eco cette année pour ma part

    Les pissotières : En effet, le Koh Lanta du pipi entre la nouvelle scene et « le site » même était une expérience a vivre, visuellement et olfactivement :D mais bon c’est un festoche et 90% des mecs que j’y ai croisé prenez ca par le coté ludique

    Les bénévoles et l’encadrement : excellent comme d’hab, souriant et fun aux bars, sympa aux fouilles et check .. ne pas changer ! (meme si bosser par beau temps doit être plus fun que les années ou tu arrives apres 5h non stop de pluie et tu es resté debout dans le froid)

    La scène des remparts : a part le soucis de place j’aime bien le systeme, ca implique un choix certes mais pas si dur que ca a prendre. Part contre en effet si elle peut etre installer perpendiculairement a la grande scene ca peut faire un truc encore mieux, un quart de tour a gauche ou droite pour passer d’un concert a l’autre

    Le son : au top pour moi, meme sur la mini scene, ca change de l’année catastrophique des tinderticks / breeders ou ils avaient salopés pas mal de concerts et persistaient a dire a tous les gens qui venaient de partout : c’est vous qui etes mal placé le son est bon (alors que meme a la tour regie il etait infame

    L’ambiance : excellente, le beau temps permettant de bien se poser par terre, ca repose et evite les embrouilles a la noix, gens funs, pas stressés

    en resumé un excellent cru et une tres belle RDR

  • pareto35

    Mais oui, mais oui !! La bière est de l’eau dans laquelle on met un peu de parfum de bière et ca fait très très cher le verre dl’eau. Sur une base correcte de 6 pints, on devrait être un peu étourdi, sauf à la route du rock. Le remède ultime contre l’alcoolisme mais deux choses. Il est facile de se vanter d’être le festival hexagonal ou l’on débite le plus de houblon alors que celà n’en est pas et le festivalier est une belle vache à lait ou à eau, qui pisse, qui pisse.

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