Hayden – Us Alone

Le 6 mai 2013 par Erwan

Les premières parties de concert sont souvent l’occasion de s’ennuyer, de traîner au bar, de se demander mais pourquoi ce groupe dont le style n’a absolument rien à voir avec la tête d’affiche, mais rarement de faire une belle découverte. Exception notable pour ma part, Hayden, un artiste canadien découvert en 2007 en ouverture de The National à l’Ubu à Rennes (en passant on notera l’évolution du groupe américain en six ans et la chance que l’on a eu de les voir dans une petite salle de province alors que désormais ils ne jouent plus que dans les grandes salles des capitales européennes).

Preuve que la découverte fût belle, je suis encore Hayden aujourd’hui, au moment de la sortie de son septième album Us Alone. Un disque très dépouillé, autant au niveau de sa production (Hayden joue de presque tous les instruments et il a produit, enregistré et mixé seul) que du nombre de morceaux, huit seulement. S’en tenant aux basiques guitare/basse/batterie avec parfois un clavier et l’harmonica, instrument que l’on a toujours retrouvé chez lui, Hayden distille le long de chansons que j’aime voir traîner le temps de cinq six minutes une douce mélancolie (Oh Memory en meilleur exemple, un morceau que je trouvais assez faible au début et que j’adore après plusieurs semaines à écouter Us Alone). Et de temps en temps le rythme s’accélère, avec Blurry Nights, joli duo avec Lou Canon ou le presque tube Rainy Saturday.

Un disque aux thèmes plus personnels que sur ses autres albums, où il est surtout question d’amour (I can’t go on, pretending this song, is about young lovers, born to run, when it’s so clearly about you and me sur Motel), à tous les stades (l’infidélité sur Just give me a name) jusqu’au dernier (Put all my ashes in a can, and drive up North in a van. Roll the windows down and play The Band. And take me to the place, where we spent our best days, and throw me to the wind, off of the dock where we’d swim sur Instructions). Sur Almost everything, c’est de l’évolution de sa carrière de musicien dont il s’agit (But I’m recording once again, while my kid is upstairs in bed, and I’ll admit that now and then, some nights when I’m strumming, or maybe just drumming, music’s still everything. Well, almost everything).

Bien heureux d’être arrivé à l’heure ce jour de 2007, je regrette par contre de ne jamais avoir eu l’occasion de le revoir depuis, en tête d’affiche cette fois.

Us Alone est en écoute sur Spotify

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *