Posé dans le Mile-End : EP3

Le 12 mars 2013 par pareto35

Dimanche soir, soirée Divan Orange. Petite salle de concert tout en longueur et très nord-américaine. J’entends par là, une vraie scène, public à la table et donc forcément une ambiance un peu posée. Un micro club comme on en trouve quelques-uns dans le quartier et qui fonctionne à l’année et presque quotidiennement. Avant de vous parler de Veronica Falls et de Cold Showers qui ouvrait, deux mots sur le festival Under the Snow qui vient de s’achever.

C’était du pur jus d’érable, 4 jours pour découvrir du son indé québécois et un peu au delà. Pop, folk et un peu d’électro space pop avec le surprenant son de Lasermagiclaser. Du sous sous M83 en beaucoup beaucoup moins bien et punaise une telle naiveté du texte, c’est déroutant. Il fallait l’écrire tout de même le « je te choisirai toi, ma Pocahontas des bois » du The Nature of Lines…donc, comment dire ? On a qu’à leur souhaiter rien. Sinon, je n’ai rien vu, c’est simple. J’ai seulement découvert le salon du disque et des arts undergrounds de Montréal qui se tenait ce samedi et dimanche. Au sous-sol de la paroisse St-Denis, pêle-mêle, des artistes vendaient leur album, on y trouvait des classiques vinyles propulsés par les bars à vinyles du quartier, des bijoux, des t-shirts, et toutes sortes de babioles rock-n-roll. Joyeux souk artistique et surtout création sans prétention en mode, je le fais moi même, à toutes les allées. Montréal, ville créative ? il y a un peu de cela en effet. Pas que cela soit unique, mais il y un effet masse tant dans la production que dans l’exposition. Et puis c’est sans doute la ville qui croise le mieux l’Europe et l’Amérique du nord. Cela compte je crois.

Retour sur le divan avec Cold Showers…Très surprenant de balancer un gros son flanger, batterie punk devant un public attablé mais peu importe, ca secoue sévèrement, bonne pêche, j’ai plutôt été très surpris et dans cette longue traine des sons néo « new wave » du moment, je trouve qu’ils s’en sortent plutôt bien. D’ailleurs, je me dis à l’instant, que cette salle dans le Montréal chaud, humide et moite de l’été doit être infernale avec ce genre de groupe…juste quelques ventilos au plafond qui sont sans doute très insuffisants. Ils termineront avec la bassiste de Veronica Falls qui viendra pousser je ne sais trop quoi…on ne l’entendait pas.

D’ailleurs, tiens j’ai envie de me l’encadrer elle. Cela faisait longtemps que je n’avais pas vu de bassiste aussi effacée et reléguée à ce point là dans le rôle du support indispensable mais inutile. Une vision de la basse quoi.

Pas de présence, médiator pendant tout le set à balancer de la croche. Degré zéro de la basse donc mais bon on ne lui en demande pas plus. Pour le reste, c’est de la pop mélodique sucrée et efficace comme on la fabriquait dans les années 1990. D’ailleurs en 1990, Veronica Falls aurait sans doute fait du Lush. J’ai tout de même eu le sentiment qu’ils balançaient les titres sans jamais y croire vraiment. Tout ce petit monde était la veille à Boston et ce soir à Toronto. Bref, tournée nord américaine sans doute épuisante.

Ah oui sinon, Montréal s’est sacrément réchauffée et fond à vu d’oeil, on navigue dans les 5-8 deg journée, tant pis c’était ma première poutine…

 

 

 

 

 

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