Posé dans le Mile-End : EP2

Le 7 mars 2013 par pareto35

Hier soir, mardi j’étais à la Casa del Popolo, café restaurant concert de quartier. Autant vous le dire d’emblée, la Casa c’est l’archétype du café concert, du club nord américain. Tous les jours de la semaine, on y boit, on y mange (du burritos, du végétalien, du tofu…Mile End oblige), on y écoute du son dans des micro-salles. L’atmosphère est surannée, mobilier légèrement déglinguée.

3 groupes à l’affiche dont la récente signature de 4AD, Indians. En ouverture, Cat Martino, un groupe de Brooklyn, dont on dit qu’il est le jumeau du Mile-End ou à moins que cela ne soit l’inverse. Et enfin Night Beds au format folk-rock en provenance de Nahsville. L’Europe et l’Amérique du nord sur scène.

Mais commençons par la découverte de la journée avec le distroboto. Concept totalement en phase avec la créativité supposée mais sans doute peu usurpée de la ville. Le distroboto c’est un distributeur d’objets culturels. De la micro-culture par tous et pour tous. Il y a une contrainte à la création puisque la distribution s’effectue à travers les distributeurs recyclés de cigarettes. C’est fameux. Pour 2$, on récupère non pas un paquet de cigarettes mais un objet. 1,75$ pour l’artiste, le reste pour l’association qui gère le dispositif. A quand à Rennes ?

Donc Cat Martino. Ils sont deux, en mode débrouille, les valises posées au pied de la scène avec la vingtaine de personnes présentes dans la salle. Ca va être compliqué. Ca l’est. Personne ne vous attend, on vous entend mais on ne vous écoute pas. Plusieurs fois la chanteuse rappellera amicalement la salle à l’ordre. C’est pourtant pas si inintéressant. C’est très minimaliste. Lui manipule des pads et un peu la guitare, elle le clavier avec une voix qui parfois flirte avec les accents d’Annie Lenox mais ici ce sont surtout les loops qui dominent. Elle en use et multiplie les effets. C’est une pop electro expérimentale, pas toujours très en place, qu’il faut faire murir. Au fond je n’accroche pas vraiment.

Place à Night Beds, une country folk à la moi-je et légèrement alcoolisée. Le groupe ouvre pour Indians sur toute la tournée. Un chanteur debout, un verre de wkisky à sa droite, les autres assis. Tous les autres. Pour la steel je comprends mais pour les 2 autres guitaristes ? Je suis beau, je chante bien, j’ai pu être quaterback. C’est bien. Le tout est carré, sans accidents. La salle s’est remplie et les nombreux anglos apprécient mais je le trouve faussement généreux. Il aurait fallu le découvrir sur album je pense, mon sentiment aurait été moins tranché. J’ai adoré le détester.

Au tour d’Indians. 2 filles aux claviers et le danois Søren Løkke Juul qui va alterner entre guitare et clavier. Le tout est particulièrement séduisant dans le genre electro pop, tube imparable. L’alternance guitare sèche et titres très électro crépusculaire est une belle réussite mélodique. On sent très nettement les nuits froides et sans fin de Copenhague, l’hiver. Il y aura un rappel et on en aurait voulu plus. Délicieusement cotonneux. Ils sont en tournée nord américaine, ce sera NYC le lendemain. 0h30, fin de la partie, les trottoirs sont blancs à Montréal. Cohérent.

 

 

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