Tristesse Contemporaine, Soft Moon et TY Segall à l’Antipode, DLF y était

Le 20 novembre 2012 par Disso

Tristesse Contemporaine - Photo B Marquette

Genre, le truc de crâneur : OUAIS, on y était et même que on (en l’occurrence Benoit) a pris plein de photos. Donc voilà ce petit retour sur cette soirée. Déjà, bon, vous avez peut-être entendu des échos mitigés. Je ne sais pas comment c’est possible mais on peut dire que à la fois, la soirée était moyenne et en même temps, j’étais contente d’y être allée.

Moyenne, parce qu’aucun des groupes prévus ce soir-là ne délivrera vraiment une performance parfaite, mais heureuse quand même parce que j’avais bien envie de voir ces trois groupes-là. Donc, de ce côté-là, j’ai été plutôt gâtée.

Tristesse contemporaine - Photo B Marquette

 

Commençons par Tristesse Contemporaine. La veille au soir, ils jouaient en première partie de Pulp et j’avais eu des échos pour le moins mitigés de leur performance live, voire il y a quelques mois, des échos carrément mauvais de leurs concerts. Du coup, forcément, c’était moins catastrophique que ce à quoi je m’attendais (et heureusement). Il faut quand même avouer que autant l’album (production Pilooski) était sympathique, autant ça passe mal la barre du live. Pourquoi ça? Ma foi, je ne sais pas trop. Parce que la musique n’est pas mal du tout, assez punchy même, ça en remontrerait sans problème à n’importe qui de chez Pan European, c’est bien construit, electro, bref, pas mal du tout. Après reste le problème du groupe sur scène qui dégage le charisme d’un escargot asthmatique. On dirait que le chanteur n’y croit pas, planqué derrière son masque d’âne (ou de poney?), il semble tétanisé soit par le trac, soit par autre chose de tout à fait indéfini mais qui visiblement ne l’aide pas à assurer sur scène. Ses deux acolytes, figés aussi n’aident pas et l’ensemble ne dégage somme toute pas grand chose. Répétons le, c’est dommage, il y aurait de quoi faire quelque chose de vraiment bien si enfin le trio acceptait de se lâcher vraiment.

Tristesse Contemporaine - Photo B Marquette

 

Suite des opérations avec Ty Segall, dont j’attendais beaucoup, trop cette fois, sans doute. On m’avait vanté, depuis le Binic Festival, en long et en large les qualités de l’Américain d’Orange County. Le début commence très fort, pogo devant, rock garage pied au plancher, yeah baby, me dis-je! CA, c’est du rock! Puis les chansons se succèdent et, comme souvent dans le garage, j’ai un peu l’impression que le premier titre ressemble au second qui copie le troisième lui même préfigurant le quatrième. Pour un ou deux titres sympathiques et accrocheurs, combien d’airs garages enchainés comme « à plat ». C’est un peu la réputation qu’a le garçon, excellent dans ses bons jours, et très moyen parfois. Donc, on va dire que c’était un jour « moyen » pour Ty Segall (ou pour moi, allez savoir). Mais globalement, le concert a plu, la salle est restée à peu près pleine pendant toute la performance de Ty Segall.

Ty Segall - Photo B Marquette

Soft Moon - Photo B Marquette

Enfin, Soft Moon finit la soirée, sur un malentendu sans doute. En ce qui me concerne, j’aime beaucoup ce groupe et son ambiance un peu cold wave, même si le deuxième album est moins intéressant que le premier, leur concert très « flux tendu » de la route du rock cet été m’avait bien plu. Il semblerait qu’à l’Antipode, j’ai été un peu la seule, puisque la salle s’est vidée au fur et à mesure de la fin de soirée. Il faut dire encore dans le cas des concerts à l’Antipode que les derniers bus passent tôt contraignant les spectateurs à la fuite sous peine de se taper à pied la demi heure qui sépare du centre ville. Et c’est devant une salle moitié pleine (ou moitié vide) que Luis Vasquez a clos cette soirée Musiques Volantes. Après, on peut en faire un bilan mitigé, mais somme toute, il faut bien l’avouer, j’ai passé une très bonne soirée, dans une bonne ambiance, avec de la bonne musique. ENCORE ANTIPODE ENCORE!

Ty Segall - Photo B Marquette

 

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