Festival St Père alias Route du Rock : veni, vidi, vici

Le 15 août 2012 par LeeZen

Chers tous,
C’est avec une vive émotion et des tremolos au fond du Bic que je vous envoie une carte postale de St-Marc-en-Poulet où je me suis rendue pour le Festival St Père [NDLR : je ne l’ai pas inventé. C’est le nom donné par la DDE 35 au festival de musique plus connu sous l’AOC Route du Rock et qui figurait sur les panneaux de signalisation postés en amont de Chateauneuf…] en plein cœur du mois d’août.

15 000 pèlerins sur trois jours au cœur de vieilles pierres et de poussière, tous unis par une seule Passion : les décibels (et accessoirement le houblon – la soif justifiant les boissons).

Météo de corsaires

Un vrai chemin de croix :
– quitter le Finistère et ses chapelles pour gagner Rennes alors que Bison Futé hurlait à l’anarchie automobile

– revêtir ses plus légers atours pour affronter soleil et chaleur (tu rock’n’rolleras dans la sueur, c’est bien connu !)

Festival estival
– garer son canasson de course modèle anti-embourbement et se faire taillader les pieds par les blés fraîchement fauchés

– se voir délivrer en guise de Graal un bracelet rougeoyant inoxydable et inexpugnable

– emprunter la voie des corsaires, impénétrable, au milieu des tentes multicolores, des huttes en bois et des forêts primaires

Welcome
– et gagner, enfin, les entrailles du Fort, ce paradis perdu de vieilles pierres et de poussières…

Vieilles pierres

Alleluja. Une communion de deux jours pour moi, trois pour les plus croyants d’entre nous…

Certains ont prêché l’Alpha du bout des doigts (Alt-J), d’autres ont revécu la Petite Maison dans la Prairie (Patrick Watson). Certains ont gospellé joyeusement (Spiritualized) quand d’autres ont approché l’astre lunaire dans la noirceur (The Soft Moon).

The Soft Moon

Certains ont vu la lumière, voire les petits hommes verts avec cette installation scénique lumineuse type abduction ufologique (Dominique A) quand d’autres ont joué avec les lueurs en martelant nos tympans expérimentalement (Squarepusher). Certains ont eu des hallucinations et pris Veronica Falls pour My Best Fiend (toute ressemblance…blablabla… fortuite… blablabla) quand d’autres ont flirté avec des rockeuses ultra punchy (Savages). Certains ont flotté dans les noirceurs lumineuses de Baltimore (Lower Dens) quand d’autres ont vécu un live mode 45 tours passé en 33 tours sur leurs gramophones (The XX). Certains ont vibré sur le vieux rock à la texane de Papa (Mark Lanegan), quand d’autres, tard dans la nuit, ont fait don de leurs corps à la musique et au dance-floor (Breton)…

Mais autant de pèlerins, autant de lectures et d’avis d’une programmation festivalière. Ici, les partitions plaisent ou non, et les avis divergent. Même au sein de la communauté spirituelle de DLF, nous n’avons pas ressenti les mêmes vibrations.
Un seul ralliement fraternel et universel toutefois : les décibels / le houblon / le soleil (adieu boue, embourbement et thalasso gratos lors de cette édition 2012) / la galette-saucisse (multiples choix possibles).

Eviter la déshydratation

Mention toute particulière en tout cas à St Arte Live Web, qui abolit les frontières du temps et de l’espace… Et nous permettra de revivre durant quelques semaines ces moments de communion autour de la scène du Fort.

En attendant la prochaine édition de ce rassemblement cosmique et communautaire, j’irai en paix, priant pour la survie de ce Festival St Père et conspuant ses détracteurs de tous ordres.

Jesus is watching you
Je vous salue et m’en retourne à mes lubies finistériennes.
Granit et hortensia

Bonnes vacances à vous. On se croise dans nos chapelles de décibels rennaises dès la rentrée…

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