Une soirée au Midi Festival: carte postale.

Le 3 août 2012 par Sophie V.

Je n’ai passé qu’une soirée au Midi Festival, autochtone je fais c’que j’veux. Sur la presqu’île de Giens, étrange phénomène : en journée, je ne croise que les quidams suivants : suédois blonds en vélo bébés en bandoulière, dreadlocks en goguette dans de vieux combis décolorés, mamies au marché, joggeuses à coups de soleil. Mais par un (dés)enchantement inexpliqué, dès lors que je pénètre l’hippodrome, je ne suis plus entourée que de : hipsters parisiens tous plus CLONÉS sur leur voisin les uns que les autres. Le tour de passe-passe est inouï. Je me sentais comme une coquillette sans it-bag au milieu de trendy spaghetti.

Mais bref : au programme ce samedi 28 juillet : Thurston Moore que voici recouvert d’une coiffure de vache des Highlands,


irréprochable et dont l’on retiendra qu’il a un instant joué sur sa guitare posée à même le sol dans un charivari métallique déroutant (frôlant mon coude gauche, un très bel homme accrédité a pris une photo de cet instant: très bel homme accrédité, si tu me lis, envoie la tof); Bon Iver, tiède comme une lapine après l’amour, dans un décor de toiles d’araignée spectrales dégoulinantes or something like that ; mais aussi mon petit coup de cœur, Arthur Beatrice, quatuor de britpop dont la chanteuse, Ella Girardot, a parfois des accents de Jennifer Charles (Elysian Fields). (Elle est sur la photo en tout petit derrière les petits enfants.)

(PS: Deux ans que je vais au Midi Festival, deux ans que je suis émue des genoux aux cheveux par ce Magnifique M orange et ce pin aux allures de nuage nucléaire vert.)

Ecoute-moi ça:

What We Hoped To Achieve (Recorded Live at Flesh + Bone) from Arthur Beatrice on Vimeo.

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