Sufjan I love you…

Le 10 juillet 2012 par Erwan

Crédit : Sydney Opera House

but you’re bringing me down.

Pas facile d’être fan de Sufjan Stevens et de le suivre dans tout ses délires. Après le retour l’an dernier avec Age of Adz et sa tournée pleine de fluos, autotune et costumes extravagants, cette année 2012 avait bien mal commencée avec l’horrible Ep de s/s/s dont Piedo avait dit ici tout le mal qu’il fallait en penser. Et ça ne s’est pas arrangé avec le split single sorti avec Rosie Thomas à l’occasion du Record Store Day, deux jolies chansons malheureusement sabotées une fois de plus par la nouvelle obsession de Sufjan, l’autotune.
Je pensais qu’on en resterait là pour cette année, mais un nouveau projet est venu s’ajouter au bilan de 2012 : Planetarium, un spectacle composé par Sufjan Stevens, Nico Muhly et Bryce Dessner sur une commande d’Eindhoven. Se sont ajoutées ensuite les villes d’Amsterdam, de Londres et de Sydney, avant d’avoir l’occasion de voir ça également chez nous à Paris salle Pleyel dans le cadre du festival Days Off. Un an après l’Olympia, Sufjan était donc de retour à Paris et je me devais de ne pas rater ça.

Avant le concert commun, la première partie était faite de compositions de chacun des trois artistes, interprétées par le Navarra String Quartet. La partie avec Bryce Dessner était plutôt intéressante, ainsi que les premières minutes de Diacritical Marks de Nico Muhly, puis l’ennui s’installe et on a hâte que l’entracte arrive pour passer à la suite. J’avoue n’avoir même pas reconnu l’extrait de Run Rabbit Run, mais ce n’est pas si étonnant sachant que c’est une reprise d’Osso qui faisait une reprise de l’album Enjoy Your Rabbit de Sufjan Stevens, album instrumental électro plus que dispensable que je réécoute très rarement.

Enfin les choses sérieuses commencent avec l’entrée en scène des trois artistes, Nico Muhly au piano, célesta et claviers, Bryce Dessner à la guitare électrique et Sufjan au claviers, chant et… autotune (oui encore !), accompagnés du Navarra String Quartet et des sept cuivres du New Trombone Collective. Pendant une heure, chacune des huit planètes de notre système solaire plus le Soleil, la Lune et Pluton réhabilitée ce soir ont droit à une composition, entre musique symphonique, rock et électro. Chaque titre prend souvent de l’ampleur au fil du morceau, les trombones sont assez impressionnants et l’autotune assez présent est presque supportable (on dira que les extra-terrestres doivent sûrement parler avec une voix de robot pour justifier ce choix (hum)).

Finalement je suis assez content d’avoir revu Sufjan en vrai, de l’entendre entre chaque titre faire son prof de SVT (« my back-up plan » dit-il) avec quelques mots (plus ou moins sérieux) sur les planètes, de réentendre sa voix en live, de préférence au naturel comme sur le dernier titre du concert Mercury, de loin la plus jolie composition du lot, d’avoir assisté à un vrai spectacle original, autant travaillé au niveau sonore que visuel avec les projections sur la grosse sphère qui surplombait la scène. Et d’avoir bien ri avec ce rappel assez WTF, un Somewhere over the rainbow tout autotuné.

EDIT: En bonus une captation pro de Mercury à Sydney

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