Brendan Losch

Le 29 juin 2012 par Erwan

Souvenez-vous : il y a cinq ans Myspace était la principale source pour découvrir de nouveaux artistes, écouter de la musique en streaming et communiquer avec les groupes. Évidemment s’inscrire sur Myspace pour un blogueur ça induisait le fait de recevoir des demandes d’amis de groupes, souvent assez médiocres, dans des genres allant du métal nordique au rock folklorique en passant par le rap chrétien, oui cette demande-là m’avait bien marquée !

Et puis au milieu de ces demandes, celle de Brendan Losch, folkeux originaire de Chicago âgé de 23 ans à l’époque, dont la musique m’avait laissée moins indifférente, puisque je vous en parle encore cinq ans après. Un type qui compose et enregistre seul dans sa chambre des chansons tristes à la guitare, il doit y en avoir un sacré nombre, mais j’ai senti tout de suite que Brendan Losch avait un petit truc en plus. Sa très jolie et douce voix peut-être, ou cette capacité à écrire des chansons de la trempe de Kind Eyes : j’ai été tout de suite attrapé par cette chanson et son banjo (dès qu’il y a du banjo, je suis un garçon facile !). Son premier album Listen With Your Heart était une belle surprise.

En 2008, Brendan revient avec un projet ambitieux, écrire une chanson par semaine pour enregistrer un Ep par mois. Puis avec un deuxième album Until We Meet Again dans la même veine que le premier, voire plus simple avec des titres plus courts.

Très présent sur la toile comme musicien (Myspace donc, Twitter, Bandcamp, Facebook, Blogspot,…) et aussi comme blogueur avec Count Me Out très riche en news, Brendan Losch continue après cet album à proposer de nouveaux morceaux, mais il faut attendre 2012 pour découvrir le troisième album Low. Et là c’est le choc de découvrir un album beaucoup plus abouti, avec un groupe pour accompagner Brendan et une production enfin à la hauteur de ses compositions. Après un premier titre dans la lignée des deux premiers albums, White Light accélère le rythme avec l’apparition de la batterie, instrument absent de sa musique jusqu’à présent. Le premier single Son of a gun est également dans le même registre. Jusqu’ici constituée essentiellement d’une guitare acoustique, sa musique s’enrichit sur ce disque d’une clarinette, de cordes, d’une boîte à rythme (Just be you). On y trouve tout de même encore de simples et belles chansons d’amour un peu tristes (Someone has always got someone).


En l’espace de cinq années, Brendan Losch est passé d’un chouette album folk home-made à un des meilleurs disques dans ce registre en 2012. C’est impressionnant, et cela me rend impatient de découvrir la suite de son parcours.

Les trois albums de Brendan Losch sont en « name your price » sur Bandcamp. Le dernier Low est également en écoute sur Soundcloud ci-dessous.

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