l’amour, l’argent, le vent… ouais ouais ouais ouais !

Le 11 avril 2012 par Ju'Ho'

Quand tu as 14 ans et que tu es une nana, tu as deux solutions :
- soit tu t’es faite à l’idée de ne plus voir tes pieds because que haaaaaaaan super j’ai des nichons, regardez j’ai des nichons, trop bien j’ai des nichons,
- soit tu te dis que bon, ptêt que si je me cache sous un pull rose à deux places (ah non merde, ça c’est le canoé… marine il est le pull) ok je verrais pas non plus mes orteils mais personne saura que rah la vache je suis maudite jusqu’à la 7ème génération: j’ai des nichons.
(L’honnêteté me doit de préciser qu’il existe en fait une 3ème solution : elle concerne les filles qui voient leurs pieds…).
Ta tata Ju, aka ma pomme, aka ton humble serviteuse ici parlante, appartenait évidemment à la catégorie sexy comme un bidet Jacob Delafon; elle était même ceinture de chasteté 3ème dan, mais bon c’était un peu de la triche, aidée qu’elle était par un environnement dans lequel le velours bordeaux est la quintessence du sexy . Bref, Tata ju, a quatorze ans elle allait jouer au tennis (raaaaaaaaaaaaah Thierry Tulasne) alors que Barbara Carlotti, elle, faisait ça : Quatorze ans
Voilà…
Merci la vie quoi
J’avoue : je suis jalousie rétrospective.
Déjà que…. ça fait un moment que je trouve que Barbara Carlotti elle a la classe et pas moi.
Que Barbara Carlotti quand elle met une robe et des chaussures dorées ça le fait grave et pas moi.
Que Barbara Carlotti elle fait Femme et pas moi (oui ça va hein, je ressemble pas non plus à un cochon d’Inde, je te remercie hein).

Pour tout te dire, depuis des années – oui parce que ça fait des années que ça me bouffe la vie cette histoire : j’ai vu tous les épisodes ! Barbara et ses chansons, Barbara raconte Brigitte Fontaine, Barbara à Mouffetard, Barbara fait son Marchet, Barbara lit du Cathrine, Barbara se fait piquer son scooter – enfin bref, j’ai mis cette différence de féminigance sur le compte de notre différence d’âge: et oui, elle a tout de même 18 jours de plus quand même hein!
Du coup, 18 jours après elle, je fais tout comme elle… mais en Bretagne.

Ainsi, peu après son « Cannes »,

j’ai essayé de passer quinze jours à Vannes pour voir si tout était possible.

Et puis moi aussi, avec des amis Imbécile(s),

j’ai tâté de l’amour à la Bretonne, mention Paimpolaise.

Le plus simple je crois a été l’adaptation de Tunis:

Où es-tu mon Amour ? A Lamballe où il pleut
Où es-tu mon Amour ? A la Chapelle des Fougeretz où il pleut
Où es-tu mon Amour ? A Bruz où il pleut…

Voilà, malgré tous mes efforts, je ressemble toujours à la marinière next door (le pull, pas la moule !) et Barbara Carlotti a de plus en plus la classe.

NAN PARCE QUE OUI, SOYONS SÉRIEUX UN PEU (et touche pas à Thierry Tulasne !) :
l’amour, l’argent, le vent est un disque magnifique pour lequel la belle dame a su s’entourer de ses sobrezédebongoût acolytes habituels et ouvrir sa nébuleuse dandy à d’autres classieux comme l’impeccable sieur Fred Pallem (le sacre du tympan, les hommages à François de Roubaix, à Neil Young, à Boris Vian..) ou l’Haussmannien Jérémie Reigner. Et cette voix… plus posée, plus grave souvent, plus chaude aussi, plus femme…. Oui, je suis dingue de ce disque, je danse comme une mariole sur quatorze ans, je frissonne sur dimanche d’automne, je wèwèwèwèse sur ouais ouais ouais ouais, je mime la flûte chinoise sur Mon dieu mon amour.

Vraiment.

Et sinon, moi ? Oh ça va ma foi, je me prépare psychologiquement : je dois, dans 18 jours, marcher nue, les pieds nus, les jambes nues sur l’anse du Guesclin. Tu me feras penser à acheter les horaires des marées ?

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