Total Decay et the Soft Moon au fond de mon lit

Le 7 avril 2012 par Disso

Post-Apocalyptic. Post-Punk. Synthpunk. Darkwave. Tu me suis?  Oui, je sais, c’est lassant cette tendance que j’ai à retourner toujours vers ces musiques froides et sonores, ces batteries, ces rythmiques kraut et lourdes, ces envolées pyché. Que veux-tu, j’aime écouter Front 242 plus que Bob Dylan. Ça y est, le morceau est lâché, le pot aux roses est découvert, si jamais tu avais le moindre doute, là, c’est clair, je suis une fille avec des gouts musicaux de brute, je crois. Enfin, ça, c’est outrancier un peu, j’aime bien Daho aussi, mais bon, ne sortons pas de notre propos de ce matin. Il est 9h30, je suis dans mon lit et j’écoute The Soft Moon. Et dans une semaine, je vais voir The Oscillation et Frustration en concert à la Maroquinerie pour la soirée Gonzai. Ça calme hein? Sérieuse killeuse tendance cold wave, dark soul, ressers-moi la kraut shoegaze baby, j’apporte le flingue.

 

 

Je ne suis pas bornée, je suis capable d’apprécier d’autres trucs, ou d’essayer de les apprécier.C’est un peu comme si un gay essayait les filles, pour voir, au cas où… J’ai essayé Chairlift  à l’Ubu, la belle Caroline Polachek chantait très bien, les musiciens étaient parfaits, la foule dansait et je me suis beaucoup ennuyée. Je suis allée voir l’excellente (puisque tout le monde le dit) Mirel Wagner à l’Antipode, je me suis ennuyée. J’ai testé des trucs genre I’m from Barcelona ou Herman Dune, à chaque fois même cause, même punition. Je suis la madame Bovary des musiques molles et je rêve d’un Rodolphe au coeur tatoué qui s’enfile du bourbon en scène et cogne sur sa batterie comme un malade.

(attends, je baisse le son, mes voisins vont finir par me haïr au bout de la 4ème écoute à fond le son de Total Decay)

A la route du rock hiver, là où beaucoup succombaient à Tiersen ou Caveman, c’est le quatuor garage punk de The Men qui m’avait emballée, ça finit presque par être comme un goût honteux, chez moi, un de ces goûts que tu ne peux pas révéler en public. Tu sais genre : « OUI, je préfère le cidre au champagne ». Ben voilà, pareil avec la musique.  Avec ses jolies mélodies bien léchées, Caveman ne m’a laissé aucun souvenir, je ne me souviens que du plaisir un peu crade au moment où, en fin de soirée, The Men lâchaient en même temps basse, guitare et batterie dans un fracas rock  jouissif.

 

(re pause, sur Twitter, y a des gens qui veulent que j’écoute Sun Kil Moon et Red House Painters)

 Tout ce long préambule en forme de « ce que je  crois », c’était pour nous amener tous les deux là, à Total Decay et The Soft Moon. Prends ma main, ferme les yeux, tu verras ça va aller. Au début, tu seras peut-être un peu dérouté par ce groupe de San Francisco, Luis Vasquez chante peu et bizarrement hein? Puis ça fait du bruit, pas du bruit lourd comme le métal non, mais un bruit sourd, qui vrombit, oui, un peu comme Brian Jonestown Massacre, c’est vrai, il y a quelque chose. Mais en moins charnu, plus cold, plus dark. Une influence Suicide peut-être?  Ça va, tu tiens le choc? Il  n’y a que 4 titres sur l’EP, ça vaut le coup, je te jure, de tous les écouter et si tu aimes ça, ça tombe bien, le groupe vient d’annoncer sur Facebook qu’un album viendra bientôt combler notre envie d’un peu plus.

L’EP Total Decay – The Soft Moon sur Spotify

En concert, dimanche 27 mai à Villette Sonique avec Godflesh et Liturgy

 

3 Commentaires sur “Total Decay et the Soft Moon au fond de mon lit”

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