Route du rock, compte rendu du samedi

Le 21 février 2012 par Disso

Je ne sais pas trop comment commencer ce compte rendu de la soirée de samedi à la route du rock pour une simple raison, chaque fois que j’y pense, un seul nom me vient à l’esprit : Baxter Dury!
Mais revenons à l’après-midi. Je vous brosse le cadre. Rappelez-vous, la route du rock hiver, ces trentenaires, son ambiance détendue et musicophile, son climat breton (et j’aime le climat breton), les galettes saucisses, les remparts, Erwan, Emmanuel, Frédéric, Lisenn, Pierre, Gaël, Nicolas, Fano, Juliette, Emilie, Marie Lou, les frères P, Rory, Sylvain, Vincent, Emmanuelle et tant d’autres. Parce que oui, c’est aussi pour ça qu’on aime la route du rock hiver, tous ces gens que l’on retrouve ou bien dont on fait la connaissance dans une ambiance simple et décontractée.

L’après-midi, après quelques sushis offerts par Rock Tympans, c’est Christophe Brault qui offre, comme tous les ans, une conférence. Cette année : le rock hors-normes. Les décalés, les déjantés, les fous furieux et les pochettes les plus drôles et bizarroïdes qu’il m’ait été donné de voir. A peine la conférence finie et un passage au centre commercial voisin dont la beauté et le charme le disputent à l’intérêt, hop! Direction l’Omnibus (juste à côté) pour le premier concert : BLOUSE. Deux charmantes jeunes filles en mini short de jeans accompagnées d’un batteur et d’un guitariste. La salle est déjà pleine, Blouse est attendue avec curiosité (et bienveillance par ces messieurs au vu des longues et jolies gambettes). La pop est éthérée, un peu évanescente, mignonnette, enlevée, c’est joli, frais et séduisant. Même moi qui ne suis pas forcément amatrice du genre, j’ai été séduite.

Voir Blouse sur Arte Live Web

Loney Dear vient ensuite bramer sur scène. Le Suédois dont tout le monde me jure ses grands dieux qu’il avait sorti un excellent premier album, produit là une folk lourdingue ancrée dans la boue, quelque chose qui évoque plus le lamento du lamentin que le charme âpre de la ruralité sauvage. Au bout de quatre chansons toutes du même tonneau, n’y tenant plus, je quitte la salle direction la bière et la galette saucisse. Je suis désolée de faire de la peine à tout ceux que j’aime bien et qui aiment ça, mais franchement, cette prestation était très peu enthousiasmante (et encore je fais dans la litote, là).

La suite tient en deux mots : Baxter Dury. Le fils de Ian rentre en scène en costume cravate et chemise avec sa bonne tête middle class anglaise un peu ronde. Il est accompagné d’une très charmante choriste en chignon, Madelaine Hart et d’un band qui tient bien la route musicalement. Pour l’occasion, je me suis mise au premier rang, telle la groupie de base, et je ne l’ai pas regretté. J’ai déjà raconté être tombée un peu contre mon gré sur l’album Happy Soup et l’avoir adoré. Pour le concert, ce fut un moment de plaisir pur entre les airs déjà bien connus : Cocaine Man, Happy Soup, Claire… et ceux que je découvre. Baxter Dury est un vrai showman, il boit sa bière à petites gorgées en scène, défait sa cravate, ôte à la demande d’une spectatrice quelques boutons à sa chemise. Il papote avec le public, sourit d’un air, il a l’air fatigué mais détendu et heureux. Quand il offre en dernier morceau avant son rappel Cocaine Man, c’est une onde de jouissance qui parcourt le public et même les techniciens de la route du rock. Regardez sur la video, vous verrez que ce fut un moment d’anthologie. L’ovation qui s’en suivit fut largement méritée.

 

 

Du coup, c’est sur que le Elektronische Staubband de Yann Tiersen, Lionel Laquerrière et Thomas Poli parut à mes yeux un peu fade. Les références à Kraftwerk sont évidentes, le son est joli, l’ensemble agréable à l’écoute mais ça reste un peu fade, comme une soupe à laquelle il manquerait quelques gouttes de tabasco. On ne peut pas dire que la performance soit mauvaise, le public applaudit d’ailleurs en masse, mais j’attendais un peu plus d’originalité je crois.

Du dernier à passer, Boom Bip, nous n’aurons que quelques bribes, épuisées mais contentes de ces deux soirées Route du rock, nous plions les gaules pour regagner Roazhon. C’était bien, hein. On reviendra l’an prochain! Voir Boom Bip sur Arte Live Web

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