Dix bonnes raisons d’aller à la route du rock hiver

Le 15 février 2012 par Disso

La programmation. Amateurs de pop et de rock, vous allez être servis. Mais attention, ici, à part une ou deux exceptions, on ne vous ressert pas la même happy soup que dans les autres festivals. Pas de groupes cent fois vus et revus ailleurs, du pointu mais pas trop, du défricheur pas abscons, du groupe dont on reparlera.

2° La salle. L’été, tu patauges dans la boue, sous la pluie, sous le soleil qui tape (si, si, ça arrive). Là, t’es dans une salle tout confort, l’Omnibus, il y a une fosse de taille convenable et des gradins pour t’asseoir quand tu en as marre. Tout confort. En plus, t’es même pas obligée de te garer dans les champs gadouilleux, y a un vrai parking.

3°The Men, The Men, The Men, The Men, The Men, The Men, The Men, The Men, The Men, The Men, The Men, The Men, The Men, The Men, The Men, The Men, The Men, The Men, The Men, The Men, The Men, The Men, The Men, The Men.

 

4° Y a un stand de galette saucisse. Et la galette saucisse est un met supérieur à tout autre, comme tout un chacun le sait.

5° Le public. C’est pas bardé de hipsters, de bobo ou de jeunes à frange. C’est un public « normal » quoique peut-être un peu plus âgé que la moyenne des festivals, on tourne plus autour du 30/40 que du 20/30. Corollaire : ce même public ne passe pas son temps à papoter pendant les sets, il ne fait pas un concours de la coiffure la plus originale, ni assaut de « Saaaalut ma chériiie, j’adooore ce que tu fais, on s’reparle plus tard ». Non, non. Il vient juste écouter de la musique.

6° Pour nous, les filles : y a beaucoup de mecs. Mais vraiment beaucoup. Je ne sais pas pourquoi, du mâle trentenaire, barbu, seul, en troupeau, à l’air romantique ou rockeur, du parisien ou du breton, bref, du couillu, du poilu, tout ce qu’on aime.

7° Saint Malo. Cette ville est une bonne raison en soi à plein de choses, débuter une histoire d’amour, se pinter au cidre brut, tremper ses pieds dans une eau gelée, se goberger d’huîtres au Pied de Cheval, tester les bars dont l’un se proclame biérothérapeute, renoncer à la nationalité française et devenir définitivement malouin.

8° Les à côtés. Comme tous les ans, la route du rock se décarcasse pour organiser en parallèle quelques petites choses sympathiques. La dernière fois, c’était un pré concert le jeudi à Rennes (cette fois-ci, c’est mercredi et c’est A Winged Victory for the Sullen à la Chapelle du Conservatoire), des conférences de Christophe Brault, ex monsieur Rennes Musique et même, même l’an dernier, on a eu droit à une conférence de François Floret sur l’histoire de la route du rock et un cocktail avec des sushis. Pour tout le monde. Hé ouais, on est comme ça, à la route du rock hiver.

9° Souvent, il y a une petite surprise. Après le désistement de The XX, cette année, c’est  Kim Novak qui remplace the New Build. J’en suis pas trop mécontente d’ailleurs, ça fait un petit bout de temps que j’ai envie de voir Kim Novak dans une vraie grosse bonne performance.

10° Presque tout DLF y sera. Ben quoi? C’est pas une bonne raison?

 

PS : Si vraiment, vraiment, vous ne pouvez pas venir, il vous reste une solution de secours : Arte Live Web qui rediffusera la plupart des concerts en live. Certes, vous n’aurez pas l’odeur de la galette saucisse, ni le charme de ma très douce compagnie, mais c’est un bon ersatz tout de même.

3 Commentaires sur “Dix bonnes raisons d’aller à la route du rock hiver”

  • Vincenzo

    La 3e raison me fait bien rire : on en reparlera quand tu auras « survécu » à leur prestation… Ok sinon à propos de Blouse (que j’ai vu sur scène ce soir) Allez, bonne RDR Hiver à tout le team DLF !

  • Sylvain

    La salle fait un peu salle des fêtes quand même :)

  • Disso

    Hey, Vicenzo, tu sais quoi ? J’ai survécu à The Men (et fort bien en plus)
    @Sylvain : ben écoute, on aurait une salle des fêtes comme ça à Rennes, moi je m’en contenterais hein

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