The Maccabees, une leçon d’expérience et de fraîcheur

Le 13 février 2012 par Virginielasnob

Sortir son derrière de son canapé, pour un concert le vendredi soir, pendant les températures négatives est parfois une torture. Et parfois non, quand c’est la joie au cœur qu’on écoute depuis quelques semaines le bon album qui va avec. Parce qu’il est bigrement bon ce nouveau Maccabees. Et assez différent de ce qu’ils ont produit jusqu’à maintenant, c’est bon de voir qu’on peut se renouveler tout en restant droit dans ses bottes.

Mais d’abord il y a la première partie. Oui, un seul groupe (merci la Maroquinerie, halte à l’overdose des premières parties avec 2 ou 3 groupes…). Les guests sont donc Air Bag One, jeune groupe français. Quand je dis jeune, je pèse mes mots, je ne servirais pas d’alcool au guitariste surement pas beaucoup plus vieux que Justin Bieber. Les deux autres sont également dans la catégorie piège à minettes à peine pubères, mèche dans l’œil, venez à moi jeunes fans de Muse en manque. Ah oui parce que vocalement, ça ne ressemble qu’à ça. Et une petite ambition, il semblerait, de vouloir faire leur première partie au Stade de France. Mouais, bon, c’est gentil. Passe ton bac d’abord, non mais !

Passons donc aux choses sérieuses. C’est donc devant une salle pleine comme un œuf et agréablement enthousiaste que débarquent les anglais. Ils sont en terrain conquis mais ne sont pas du genre à se la raconter, on n’est pas chez les Gallagher ici. Voilà le truc : ils sont sympathiques et ont l’air de goûter l’accueil joyeux qui leur est réservé. Il n’y a qu’à voir la tête du guitariste dans la vidéo qui suit pour comprendre ; lui, c’est simple, il était comme un gosse dans une fête foraine, c’est quand même agréable des gens aussi peu blasés.

La voix singulièrement mélancolique d’Orlando Weeks est sans aucun doute une des grandes qualités de ce groupe. Si le dernier album est bon, c’est qu’il est aussi bien plus riche en instrumentations diverses et variées, fini le simple tatapoum des débuts. Et en live, ça fonctionne miraculeusement plutôt bien. Je comptais bien vérifier ça surtout pour « Forever I’ve known » et ses déferlantes de guitares. Et ça marche, les 3 guitares, il faut le reconnaître, envoient du bois. L’expérience a parfois du bon, messieurs les jeunes loups du rock, la preuve en était donnée ce vendredi à la Maroquinerie avec beaucoup de classe et d’allégresse.

Le brillant album Given to the wild est à écouter sur Spotify ou sur Deezer

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