Michel Le (très) grand

Le 28 janvier 2012 par Virginielasnob

Il est assez rare de pouvoir voir un compositeur de musiques de films qu’on aime (le compositeur, pas forcément tous les films) diriger un orchestre philarmonique sous ses yeux. La joie que m’avait procuré un concert de Lalo Schifrin il y a quelques années m’a fait me précipiter pour espérer les mêmes sensations magiques. Le jeune homme va quand même sur ses 80 printemps, mais dans le genre, il faut le reconnaître, il n’en reste plus beaucoup, John Barry n’est plus, tout comme Bernard Herrmann ou Henry Mancini.

Je reconnais sans honte que je fais partie de ceux qui connaissent surtout ses « tubes ». Le bougre a quand même travaillé sur à peu près tous les styles de films et ce soir-là, il a décidé de montrer à tout le monde que, non, il n’a pas écrit que des musiques pour Jacques Demy, même si c’est à cause de Peau d’Ane à la base que je le connais depuis l’enfance ; oui, ça et le générique des dessins animés « Il était une fois… », éclectique le bonhomme !

Forcément, à l’annonce du premier morceau, un extrait de la BO de « Ice Station Zebra », le public a un peu tremblé. La vidéo commence, la BO se déroule, l’orchestre est au taquet, Rock Hudson est dans la place. Je ne sais toujours pas si ce film est une bouse ou un classique que j’aurais raté mais sa musique est un exemple de classicisme et d’efficacité. Le public se ressaisit, l’ambiance est posée.

C’est le maestro qui a choisi et on écoute, même si les films totalement inconnus (Gable & Lombard, une adaptation des Hauts de Hurlevent, un étrange film australien avec un dingo et Miles Davis, si si) croisent des classiques (Yentl, Un été 42 et un hommage à Steve McQueen, L’Affaire Thomas Crown, Le Mans, Le chasseur).

Une énigme reste : le seul film dont aucune image ne sera montrée est Les Parapluies de Cherbourg ; un problème de droits ? Bizarre. Cela ne m’a pas empêché de verser des larmes de crocodile, c’est fou ce que c’est puissant quand même un orchestre philarmonique en live…

Michel Legrand prend le micro entre les morceaux, présente les films, raconte des anecdotes, complimente la harpiste qui entre en scène, sa femme. Son enthousiasme semble intact même au bout de tant d’années et la joie qu’il a à conduire cet orchestre fait plaisir à voir.

Forcément, à la sortie, il y a de la frustration, pas de Demoiselles, pas de Peau d’Ane, mais une dévorante envie de se plonger dans sa monstrueuse discographie illico.

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4 Commentaires sur “Michel Le (très) grand”

  • Ah oui, quand même ! Et en plus Lalo schiffin ! #Jalousieexacerbée

  • Caro

    Windmills of your mind… Un de mes morceaux préférés de toute ma vie (ah la version de Dusty Springfield…), et You must believe in Spring, la version des Parapluies par Bill Evans… Pour tout ça merci M. Legrand :)

  • Caro

    euuh non pas les parapluies, les Demoiselles, je confonds ! Ben oui quand il raconte que bon la fille qu’il a vu dans ses rêves il voudrait bien la croiser en vrai et en fait ben c’est Catherine Deneuve.

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