Le temps qui court

Le 23 janvier 2012 par Disso

Et les semaines succèdent aux semaines, les découvertes aux découvertes. On croit enfin tenir quelque chose entre les doigts, un artiste, un album, une chanson, on l’écoute, on la réécoute et deux jours après, une semaine, déjà, l’humeur en est passée.
Flavour of the week, que restera-t-il de tout ça? De ces noms d’artistes adulés, portés au pinacle et aussitôt oubliés. Des Lana del Rey encensée et descendue plus bas que terre, des « révélations de l’année » comme Azealia Banks, c’était qui déjà l’an passé? Ah oui, VV Brown… des sensations que l’on doit aimer : Breton, Mirel Wagner. Tant de noms, tant d’airs qui passent, s’effacent pour laisser place à d’autres.
De la fadeur aussi, du ouaté qui file entre les doigts, des mélodies que l’on finit par confondre les unes avec les autres. Alors forcément la tentation est là. Peut-être pas de dire « c’était mieux avant » mais d’y revenir à cet avant. A des musiques énergiques. Des musiques dopées à la vitamine, au nerf, à la vie tout simplement. Revenir au stoner, revenir quelques années en arrière. Revenir à ce que l’on aime dans la musique : la batterie qui tabasse et la basse qui déchire  parce que, merde quoi, y en a marre de ces trucs mous interchangeables qu’on nous file à longueur de temps. Parce que même si on vieillit, même si on s’assagit, au fond de nous, on a encore ça, cette rage contre la machine, cette envie de cogner et de tout envoyer balader. Fuck.

 

10 Commentaires sur “Le temps qui court”

  • Je l’adooooooooooooore, quand ils l’ont jouée au Eurockéennes c’était orgasmique.
    OUAIS t’as bien raison Disso
    F U C K !!!

    et des bises au passage ; )

  • Le plus dur, c’est d’écouter un disque assez longtemps pour pouvoir en faire un article. Je viens de retrouver In it for the money de Supergrass alors les nouveaux vont attendre.

  • Lester Brome

    Ecoute Pop 1280.

  • Oui FUCK. Ceci est très bien dit.

  • filehip

    Si sur Rennes, Il existe des Batteurs à l’esprit stoner qui veulent tabasser sur de la basse bien grasse et des grateux tellement stone aux riffs efficaces que leur ego et ambition « pro » s’est éteinte, faites signes…
    Bref vous avez la rage, vous êtes trentenaire, vous vous foutez de la direction à prendre dans la zic maintenant, vous pensez que seul l’énergie, l’instant présent, la cohésion du groupe compte. Je suis là moi, j’ai juste des cordes rouillés à remplacer sur ma basse.

    • Piedo

      Laisse les cordes rouillées. Si c’est une precision, le son n’en sera que plus gras.

      • filehip

        Je pense que je vais les laisser en effet, non pas pour le son, mais parce que c’est trop idéaliste d’avoir un putain de fucking vrai groupe Rock « grunge- stoner- noise ». On a changé de siècle.

  • Attention, le « mou » n’est pas toujours « fade » 😉
    En tout cas, oui revenir à toute ces énergies électriques… Kyuss lives! Le stoner reviendra bien vite comme le grunge depuis presque 2 ans. Il est déjà là avec Red Fang en éclaireur!

  • Disso

    Tu as raison, y a du mou-beau (mais bon, y a beaucoup de mou-fade ces temps ci) Et oui, déjà que le shoegazing est revenu, je ne desespere pas pour le stoner….

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