James QUI ?

Le 18 janvier 2012 par Ju'Ho'

Lors d’un récent conseil des ministres de DLF, je parlais innocemment de James à un confrère dont je tairai le nom pour respecter son anonymat de ministre de la juvénilité, quand celui-ci me répondit « James qui? », provoquant en moi une réaction en chaîne épouvantable (car 1 maillon = 1 verre de blanc). Quelques jours plus tard, je décidais de crier « ça peut plus durer! » dans ma tête et de t’entreprendre sur la question, ô frêle jeunesse.

Alors voilà : James c’est James, James tout court, James sans rien, James quoi, ou à la limite avec une fleufleur, une charmanteuh margueriteuh comme ça là

James sans rien donc, comme si dès la création du groupe en 1982, ses membres avaient anticipé que ça serait coton à googler ou (haaaaan) à pirater.

Bon, mais sinon… James (aka plein de monde mais surtout Tim Booth AMHA de midinette) est l’un des groupes qui ont fait les beaux jours du Madchester dès ses premiers albums Stutter (1986) et Strip mine (1988).

En 1990 c’est l’explosion: Come home, sit down et Lose control sont des hits monstruuuuuuuueux… évidemment, du coup, comme ce monde est bourré de jaloux et que c’est trop injuste, James est immédiatement taxé de groupe à minettes. Nan mais James groupe à minettan, nan mais comment c’est trop n’importequoihan, et genre les minettes 20 ans après elles continueraient à dormir avec leur t-shirt (que c’est le même que le batteur dans le clip là hiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii)… euh non j’ai rien dit oublie oublie oublie.

Même chose pour Seven (1992): du tube en veux-tu en voilà, et même outre-Atlantique où l’on entendra Born of frustration dans un épisode de Melrose place, oui madame (comment ça « Melrose place QUI ? »). Bon, à l’époque je le vivais très mal quand on disait que Tim Booth chantait comme un sanglier en rut dans cette chanson. Aujourd’hui, ma foi, je m’y connais nettement mieux en sangliers…

Pour la phrase qui va suivre, je sais que des gens vont me jeter des pierres, soit, qu’ils osent, je les prends au Kamoulox quand ils veulent. En 1993 James sort Laid et Laid est mon album préféré de James; trompette, accordéon, melodica, dobro, on y découvre tout un tas de sonorités qu’on n’utilise que peu à l’époque (en plein grunge selon la datation au carbone 14)…

Après, ça se gâte. Après un dernier chouette Wah Wah enregistré avec Brian Eno, James se détricote et retricote joyeusement au gré des allées et venues de Tim Booth, un temps parti tenter l’aventure avec Antonio-Twin peaks-Badalamenti (fallait pas). Il fait partie de la tournée de 2010 (oui car, mon petit lapin, James existe toujours en 2010), pas de celle de 2011 (oui car, mon petit lapin…), enfin bref on a franchement du mal à suivre et pour tout dire on s’en fiche pas mal… d’abord parce que Tim Booth est vraiment moins sexy sans sa tignasse blonde, et surtout parce que tu t’es endormi mon petit lecteur….

 

5 Commentaires sur “James QUI ?”

  • la veuve Coué

    Non, pas endormie, plus possible maintenant que je sais que j’ai pas le bon t-shirt <3<3<3

  • T’inquiètes, t’es pas tout seul, moi aussi, j’adore (j’adorais ? ça fait une éternité que je ne l’ai pas écouté !) cet album !

    Pour l’anecdote, je les ai vus lors de la tournée de cet album au Casino de Paris. En première partie, il y avait un horrible groupe avec un chanteur aux cheveux peroxydés qui hurla « fuck you ! » à la fin de sa prestation en faisant un doigt au public, ridicule ! Ce groupe s’appelait Radiohead, un truc comme ça, je crois !

  • Tu te souvenais de la première partie ?

    • Ju'Ho'

      Yep :-)
      J’ai aussi vu Pavement en première partie de Sonic Youth cette année là….
      rahlala les souvenirs

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