Rennes, des fois, je te hais.

Le 13 janvier 2012 par Piedo

 

Rennes

Rennes - ©Boklm (Flickr - CC)

Rennes, des fois, je te hais. Mais vraiment, profondément, sincèrement.

Tu te vends comme une ville rock, tu fais la fière avec ta scène musicale, tes groupes de rock. Tu fais la maline avec tes Trans Musicales, où, une fois par an, tu fais la une de la presse nationale qui ressasse la manière dont tu as découvert Nirvana, Björk, Daft Punk ou Justice. Tu survends à un public qui a envie d’y croire ton formidable dynamisme associatif, le caractère extrêmement pointu des créations artistiques qui te valent les honneurs médiatiques, quand démarre Mettre en Scène, Mythos ou Les Tombés de la Nuit.

Pourtant, au quotidien, tu deviens chiante, Rennes. Tu deviens coincée. Tu te prétends rock, mais tu ne mesures pas à quel point il est difficile de simplement faire de la musique chez toi. Certes, tu disposes de certains outils culturels (argh, que cette expression est sale). Mais, ceux-ci ne sont pas forcément de première fraîcheur. Surtout, ils ne sont pas disponibles le soir ou le dimanche. Et quand, connement, tu as le mauvais goût de travailler à côté de la musique, tu peux oublier tout de suite les répétitions dans les salles idoines. Y a bien UNE alternative. Oui, UNE. Une seule, perdue dans un zone industrielle. Mais entre les répétions qui sautent sans raison crédible, le matos délabré et les tarifs à pleurer, ça devient une gageure de répéter régulièrement sans amputer gravement ton budget. Je sais, ce genre de considération n’est pas franchement rock’n’roll. Mais jouer sur un ampli pourri un dimanche après-midi entier, faute de mieux, c’est pas tellement plus glorieux.

Et puis, sans parler des répétitions et de la logistique sans fin qu’elles supposent, tu t’es mise à compliquer dans les grandes largeurs les concerts dans les bars. Pour tout te dire, en moins de deux mois, j’en suis déjà à deux concerts annulés, parce que la police, parce que les voisins, parce que les clients, parce que, parce que, parce que, parce que, parce que… Toutes raisons sans doutes excellentes et pourtant profondément énervantes. Et oui, tu n’en sais sans doute rien, mais pour une date confirmée, calée, prévue, ce sont quelques après-midi de répétitions, quelques soirées à bosser son instrument. Ce sont des affiches ou des flyers imprimés. Tout un tas de petits trucs, sans doute pas très importants, sans doute pas très graves, mais qui finissent par être usants. Bah ouais, qu’est-ce que tu veux, c’est pas notre métier, trouver des dates, coller des affiches, distribuer des flyers. Alors, le seul fait de savoir que tout ce travail revient, peu ou prou, à pisser dans une épuisette, forcément, au bout d’un moment, ça agace.

Et encore, je me plains (chose que je fais très bien), mais je peux relativiser. Après tout, la musique, c’est pas mon métier (heureusement, vous entends-je dire, bande de taquins), c’est une simple passion. Mais je finis par me demander si tu ne préférerais pas que tout repose sur les professionnels de la profession, ceux qui ont fait de la musique leur job (les inconscients). Avec un circuit de musiciens professionnels, qui joueraient dans des salles tenues (de mains de maître) par des professionnels. Après tout, c’est vrai que ça serait plus simple, plus carré. Et ça éviterait de faire chier les voisins qui, eux, paient leurs impôts, leurs provisions sur charge et leur taxe d’enlèvement des ordures ménagères. Tout serait bien balisé, bien organisé. On saurait ce qu’on irait voir sur scène. On consommerait notre musique et notre culture sans faire chier le riverain.

Je ne sais pas si c’est ce que tu as en tête, Rennes. Mais si c’est le cas, je pense que tu te plantes dans les grandes largeurs. Parce que, ce faisant, tu oublierais un peu rapidement ce qui fait battre le cœur d’une ville comme toi. Et, surtout, tu me décevrais énormément, à te comporter comme n’importe quelle nouvelle riche, à faire ta capitale de région, comme une vulgaire Paris de province. Que la capitale ne sache plus s’amuser et qu’elle se soumette à ses nouveaux propriétaires à 10 000 € du mètre carré, grand bien lui fasse. Mais, je t’en prie, ne cherche pas à l’imiter. Ne t’essaie pas à la rhétorique foireuse de l’urbaniste médiocre, qui se prend à rêver d’un centre-ville nettoyé, d’un espace public civilisé, de places minérales où tout le monde s’ennuie profondément et en silence.

Bref, ce soir, Rennes, je te trouve vieillie et, au fond, un peu laide. Mais, entre nous, y a toujours eu des hauts et de bas. J’espère juste que pour ces quelques sales coups que tu te plais à me jouer, le retour de karma ne tardera pas.

71 Commentaires sur “Rennes, des fois, je te hais.”

  • Je crois que c’est un problème récurrent dans de plus en plus de villes. Je ne connais pas Rennes, mais en tant que bordelais, j’ai assisté à pas mal de fermetures de salles ces dernières années, mais l’hémorragie s’est stoppée. Il faut dire que l’on a une chance, c’est que pas mal de salles sont en sous-sol, en cave, du coup, ça limite un peu les nuisances. Mais tout cet équilibre est fragile, il suffit d’un déplacement de population, d’un peu de gentrification pour que la menace revienne…

    • Piedo

      Effectivement, c’est propre à toutes les villes dont le centre s’enrichit. Ce qui me gêne le plus, c’est cette impression qu’on fait tout pour dégager les lieux de diffusion à la périphérie des villes.

      • C’est souvent ça en effet, et du coup, ça fait des villes tentaculaires, tu dois prendre ta bagnole, etc etc… Et ça complique pour joindre deux activités (boire un coup – concert – bouffer), enfin je divague un peu là :)

        • Hélas je ne peux qu’approuver vos commentaires: à Lyon, pour jouer dans une formation rock (avec amplis et batterie), c’est la croix et la banière si t’es pas semi pro… et encore meme les salles de taille moyenne galèrent pour rester en place… je ne voyais pas Rennes sur cette pente, dommage! je crois que St Etienne et Clermont, ca roule encore…

  • Simon

    Impossible de dire que je ne suis pas d’accord sur le fond, mais se plaindre c’est un peu facile. Pourquoi ne pas se sortir les doigts à la place?
    J’attends ton article « Rennes, des fois, je te fais changer ».

    • Piedo

      Ecoute, je passe déjà pas mal de temps à me sortir les doigts pour :
      – répéter et trouver des lieux de répétitions convenables
      – trouver des concerts
      – faire de la diff et de la promo pour ces concerts

      Je veux bien me bouger plus, mais je vois mal quand je vais trouver le temps.

      Maintenant, si tu as quelque chose à proposer, je suis tout ouïe.

    • seeuclose2sound

      tout à fond d’accord avec toi SIMON, je ne peux que m’incliner sur ce si bien redigé ecrit…. m’enfin cela reste un tantinet trop pessimiste à mon gout… je suis rennais, et je trouve qu’on a bien de la chance d’y trouver encore des gens qui se bougent le cul pour garder le maximum le smile à y chercher/trouver ses distractions respectives adéquates personnelles, mais aussi d’un autre coté de la « scene », à y donner lieu de s’y representer pour que les visages de cette « scene » aient toute la diversité qu’on espere y trouver pour nos besoins d’apetit feroce !

  • Reg

    J’adore le « de main de maître » : tu cherches une date ? 😉

    Sinon Carhaix c’est bien aussi.

    • Piedo

      S’agirait pas de se mettre des gens à dos, hein. C’est de la prudence, c’est tout ! 😀

      Après, t’es de mauvaise foi. C’est justement parce que Rennes n’est PAS Carhaix qu’on est en droit d’être exigeant et d’attendre un peu plus que de chouettes intentions pas toujours suivies d’effet.

    • Piedo

      PS : et je trouve cette attaque contre ce pauvre Tangui trop facile.

      • Reg

        Ce n’était pas une attaque, je suis persuadé (sérieusement) que tu peux jouer plus facilement – toute l’année – à Carhaix et plus à l’est dans tout le Finistère, terre de café-concerts.

        • Piedo

          C’est drôle, j’en parlais avec une connaissance y a quelques jours et il me certifiait que non seulement c’est bien plus facile de jouer dans le Finistère, mais qu’en plus, l’accueil est bien meilleur (bouffe, défraiement…).

        • migueluron

          c’est sûr qu’à Carhaix t’emmerde pas les voisin: y en a pas…

  • LN

    Si tu compares l’insupportable nuisance sonore d’un concert d’Americana au boucan généré par la fête foraine en centre-ville, moi je dis faut songer à utiliser des méthodes d’intimidation comme les forains pour qu’on arrête de vous faire chier! Enfin moi je dis ça…(‘tain ce serait digne d’être publié dans les commentaires de Rennesmaville.com !)

    • Piedo

      C’est pas faux. Faudrait que j’essaie de bloquer un truc avec la C2. Un truc pas trop large, par contre.

  • alban

    sinon ya nantes

  • pa

    Pour avoir passé quelques années à Rennes je souscris en bonne partie à ce post. Rennes est une ville qui manque cruellement d’underground ! La musique y est beaucoup trop professionnalisé. Pour reprendre la comparaison à Bordeaux c’est l’exact opposé de Rennes. Bordeaux : une foule de concert underground, caves, assos minuscules, gros turn over des lieux… mais pas d’évènement majeur, manque de visibilité et de réputation. Rennes : gros évènements, grosse réputation musicale, multitude de salles musiques actuelles, de grosses assos… mais un underground très faible, peu de lieu vraiment défricheur…
    Enfin c’est mon avis, maintenant j’ai quitté ces 2 villes, et je suis toujours à la recherche de la symbiose, de l’idéal !

    • Piedo

      Je ne me lancerais pas dans une comparaison, ma pratique des autres villes, surtout celles au sud de la Loire, est par trop réduite. Tout ce que je sais, c’est que Bordeaux rassemble certains des labels les plus intéressants actuellement (Talitres, par exemple). Et ça ne doit pas être pour rien.

  • Je suis Irvin et j’approuve ce message :-p

  • Oh putain que je reconnais (et c’est triste) la gueule de ma ville. merci pour ces mots que je n’ai jamais vraiment réussi à exprimer mais qui sont si vrais.
    Au fond, pourtant, c’est juste de la haine/amour, ça, et je m’ y connais. On voudrait. On souhaiterait tellement de cette ville.
    Et puis elle « a représenté » quelque chose, alors peut-être n’en sommes nous pars encore revenus et du coup, on est déçu, comme tu dis. Toujours est-il qu’une copine m’avait répondu un jour (parce que j’exprimais ce que tu dis là) :
    – Non mais t’as été voir d’autres villes ?
    – Ben pas trop non.
    – Ben c’est pire.

  • A moi de te dire merci, alors.
    Bon week-end !

  • raphael

    Merci de ce point de vue tout à fait partagé…me concernant, je soutiens même l’idée d’une culture chloroforme alimentée par un underground totalement vidé de sa substance.
    Toutes les théories sur la créativité soulignent combien cette couche est primordiale pour alimenter les pratiques, les opinions, les hybridations les plus variées. Il semble qu’à Rennes, les choses ne soient pas comprises…J’en veux pour preuve la saturation des lieux de diffusion avec une offre institutionnelle ou pire la fermeture des scènes alternatives. Un léger manque de respiration et de vision…

    • Piedo

      Je suis on ne peut plus d’accord avec toi. Si on peut difficilement reprocher à la Mairie les fermetures de bar par arrêté préfectoral, on ne peut que constater un manque criant de vision de ce que pourrait être la vie culturelle et musicale hors institution.

      Je me trompe peut-être, mais j’ai vraiment l’impression qu’à Nantes, par exemple, les choses sont faites pour justement préserver ce terreau.

      • AssoR

        Oh, arrêté préfectoral, arrêté préfectoral, pris conjointement avec les Maires de Rennes et de Saint Malo, hein, afin de vider ces centres de leurs « nuisances »…
        Enfin si on parle bien des autorisations d’ouvertures de débits en centre-ville, qui oblige à éloigner les bars de 50m porte à porte.

  • Ramirez

    Et ouiiiii…

    Belle illustration de Rennais(e) de base : Jamais content !

  • waitwhat

    Les grands hommes qui sont passés par Rennes ne doivent pas leur succès à la municipalité.
    Imbécile.
    Tout le monde s’en fout de ta musique et puis c’est tout. Tu ne peux pas décider à la place du public.

    • Piedo

      Imbécile ?

      T’avais franchement rien de mieux à foutre que de venir m’expliquer la vie, en trois lignes mal écrites ? Ou alors tu es suffisamment imbu de ta personne pour commenter un article sans le lire ? T’as vu où que c’était le public, le problème ?

      Bref, tu viens de rater une magistrale occasion de te taire. Mais je ne doute pas que, ne doutant de rien et osant tout, tu viennes m’expliquer en quoi je me trompe.

    • Piedo

      PS : et t’as lu où que je parlais de la municipalité ?

  • Bouli de Mars

    bonsoir, à vous gens de Rennes

    j’ai habité jusqu’à mes 30 ans à Rennes

    j’ai grandi ds cette ville, elle a formé mon histoire et m’as amené tant d’émotions qu’aujourd’hui j’en suis triste quand j’y reviens, profondément triste, au delà de la grisaille et la pluie bretonne, Rennes, ma ville notre ville s’est lissée, s’est perdus ds le brouillard au reflet de toutes ces villes qui sont aseptisés avec le temps, loin de moi de faire la politique, mais Rennes est devenu une de ces villes qui s’est embourgeoisées… cela amenant un côté agréable par l’entretien de ses bâtiments,de ses jardins, de ses rues ce qui à créer un sentiment de sécurité, de respect et agréable à vivre mais ce qui a aussi eu pour effet de rejeter son coté rock punk révolté qu’elle était… de mettre un partie majoritaire de sa population ds le moutonnage dressé de notre beau pays…cette ville et ses habitants et les étudiants y ont fondé et forgé sa réputation de bastion contre beaucoup d’injustice vécu au cours de ces dernière décennies… et aujourd’hui, c’est juste devenu une ville fade lisse et tellement propre que l’individualisme est devenu mère commune de cette France et certains comme  » waitwhat » en son l’exemple de cette impérialisme et de la déchéance du confort individuel en tenant de tel propos ou il n’apparaît aucune critique constructive mais juste reflétant la base de ce que nous devenons…
    Mais il reste encore de belle personne à rennes… et des lieux comme l’élaboratoire sont les restes et le lieu de vie ou de belle âmes partageant encore et affrontant ensemble la dur réalité de cette ville ( il existe surement d’autre lieux… pour ma part je sais que je reviens à rennes lors des Trans car j’y travail) et effectivement même si aujourd’hui les trans sont incontournable pour la défense de la musique et un tremplin pour bcp de groupes … cela est devenu à mon goût trop institutionnel et s’adresse à un public flamboyant et non populaire ce qui n’était pas au départ de celui-là (mais cela n’est pas un reproche mais un constat, il est de droit qu’un festival ayant accueilli autant de grands nom est pris une telle place) alors rennes oui je t’ai aimé mais aujourd’hui le reste du monde offre ce que tu n’es plus… en France un seul Bastion de vie… est Marseille… et les parfums de vie que cette ville dégage ont le goût de ce que j’ai connu il y a des années dans cette villes. populaires Rock n’ Roll/Punk bassin d’un engagement cette ville a des ressources que je ne connais pas ailleurs ou du moins que je n’ai pas croisé ds les autres villes ou je suis passé… et si cela te dit, de voir autres choses passe à Marseille (les stéréotypes de des médias ne sont pas le reflets de cette ville) qui a de multiple facette et est d’une beauté (en plus, il y a le soleil continue)… ou sinon le world is open

    et pour : waitwhat
    Les grands hommes qui sont passés par Rennes ne doivent pas leur succès à la municipalité.
    Imbécile.
    Tout le monde s’en fout de ta musique et puis c’est tout. Tu ne peux pas décider à la place du public.

    prends un sac man et voyage mais lache ton matériel… c’est juste pour te donné un peu de soleil

  • Brice

    C’est pas la ville qui vieillit, c’est toi. ça m’a fait pareil, t’inquiète…

    • Piedo

      Oh, mais je ne m’inquiète pas. J’ai rien contre le fait de vieillir. Par contre, j’aimerais bien que tu m’expliques en quoi le fait de galérer de plus en plus pour jouer ou pour répéter est lié à mon âge.

  • Z

    Idem que brice, pas besoin de mettre 200 commentaires, cela s appelle la’: vie et les trans aussi je connais j y est joué avec les beatnigs en 89 … Après la nostalgie nous rattrape . Bon app à tous en attendant , bella vida….!…

    • Piedo

      Super, tu as joué aux trans en 89. Vraiment, c’est chouette.

      Et grâce à ça, t’as des plans pour répéter à pas trop cher dans de bonnes conditions le dimanche après midi ?

  • blabla

    Merci les Trans de tout pomper le budgtet culturel de la ville de Rennes.
    Au final, plus une thune pour le tissu associatif qui s’émaille.
    Moins de Trans, moins de rayonnement mais au moins une vraie nouveauté/fraicheur…

  • Bougez bougez

    Je commente jamais les articles d’habitude mais là…
    Je pense avoir répété dans tous les endroits existant à Rennes et au final, on retape un vieux hangar à la campagne avec les potes et on s’y met à plusieurs groupes, un hangar qui se trouve sur le terrain d’une collocation, mutualisation des forces ça s’appelle !!!

    Je pense également avoir démarché tout les lieux de concerts Rennais et aussi Bretons et il est clair que les cafs concs Rennais sont terriblement et tristement difficile d’accès, de plus en plus de groupes et de moins en moins de lieux, je ne suis pas aigri pour autant puisque j’y ai joué et j’y joue encore dans ces endroits mais il est vrai que le reste de la bretagne et le finistère en particulier sont plus ouverts et plus underground !

    Pour parler des assos, nous en avons monté une il y a 10 ans, en partie en réponse au manque de structures et d’évènements alternatifs à Rennes et je peux dire que la vie associative ici est possible puisque nous sommes toujours là aujourd’hui avec un festival annuel qui fait joué des artistes locaux et qui fait salle comble chaque années , nous permettant d’organiser d’autres évènements et de remettre ça l’année suivante, on ne compte pas sur les subventions de l’état pour y arriver mais encore une fois sur l’humain, l’investissement de chacun dans un projet commun !

    Pour finir, je précise que je suis intermittent du spectacle, bénévole, tourneur, organisateur d’un festival, fêtard, amoureux d’une fille et que le temps ne manque pas et je ne suis pas hyperactif !!!

    Bougez Bougez

  • filehip

    Je rajouterai même que l’esprit « pro » a contaminé les zicos « Rock » en herbes à Rennes. Aucun mouvement désinvolte, aucun engagement politique, aucune rage, aucun esprit de communauté. » Vite on compose de la soupe on fait un myspace, des tremplins et on arrivera à vendre notre merde comme les autres ».

  • Brest essaye de trouver le bon équilibre entre des événements pro et underground, mais l’underground l’emporte. Un underground toutefois très vite « officialisé » avec des structures « aussi ouvertes que pédagogues » #ironie. Rien de tout ça en fait, les décideurs brestois sont super sectaires dans les styles. Toujours les mêmes groupes aidés et littéralement masturbés. Mais c’est normal, c’est la faute du public, la faute des brestois, gavés de concerts, tous les jours, et, du coup, pas curieux, blasés, et incultes au final, faut croire. La musique faussement « hype », lunettes noires et sexe dans l’air, a de beaux jours devant elle. On parle encore de musique, si si. Il n’y en a que pour les postures d’un rock’n roll vintage servi à des jeunes en mal de sensations fortes. Sexe et drogue, il faut bien du rock’n roll.

  • Talisnail

    Article intéressant. Et ne parlons même pas des cafés-concert où l’on doit « démarcher » tel un manager professionnel acharné, comme si ledit café en question était en fait une salle de concert de renommée.
    Alors, qu’avant, c’était pas plutôt « bonjour, on fais du rock, on peut se brancher et jouer dans votre café?  » , et le patron te disait ok !?

    • Ce que certains veulent faire, c’est passer pour des experts en musique. D’où les longues réflexions pour peser le pour et le contre, tu comprends. Un mauvais groupe pourrait faire fuir la clientèle.
      Il y en a qui confondent expertise et snobisme.

  • AssoR

    Mais c'(est encore possible d’ouvrir un café-conc ? Je veux dire, le licence d’entrepreneur, après 3 ans à accueillir gratos des amateurs, on te la sucre ? Et si tu ne l’a pas, 1 an de taule ? Vous avez des ressources récentes sur le sujet ? Je vous en ouvre un, de café-conc, et en centre-ville, mais j’espère que j’aurai pas à mettre la bière à 4€…

  • RonyCoco

    Un article remplis de condescendance et qui se permet de juger. Attention, t’es pas en train de chroniquer un disque… Une solution à tout tes problèmes: casse toi ailleurs voir si l’herbe est plus verte! Ou alors sincèrement, sors toi les doigts! D’après moi la musique, les concerts, en amateur, en pro, en underground, en tout ce que tu veux, c’est une affaire de passionés. Des gens qui ne compte pas (le temps, l’argent, …) pour vivre leur passion et la communiquer (à de plus ou moins bonnes raisons d’ailleurs). Ceux qui veulent vraiment peuvent et le font. Les autres s’arrêtent naturellement, rien à voir avec le talent, quoique… Je tiens aussi à rendre hommage à tous ces gérants de café concerts en place pour cette passion qu’ils entretiennent et qu’ils vivent chaque jour, pour l’amour de la musique avant celui du débit de boisson… Pourquoi n’irais tu pas tester Nantes? ou Paris? Ou même Berlin? Ou encore Londres? Comment crois tu que cela se passe là bas? Je crois que tu n’imagines pas la chance qu’un musicien comme toi possède de vivre la vie musicale rennaise. Les temps sont durs: tout le monde est au courant! Je mets ton article sur le compte de la fatigue et du froid qui arrive, mais putain! Bas toi!!! ou lâche l’affaire. Car personne ne t’a jamais obligé! Qui a dit que la musique devait être payante? Qui a dit que la musique devait être rémunératrice? Il faut être sacrément assis sur ces certitudes et son égo pour croire que des morceaux, nos morceaux, vos morceaux, puissent intéresser un max de gens. Sans cafés concert, sans lieux de répétitions, sans intermittence du spectacle, et même sans électricité et sans routes, il y aura toujours de la musique et des musiciens… Pour ceux qui le veulent.

    • Piedo

      Merci pour ton commentaire qui, tel un un véritable phare, éclaire mon sentier.

      C’est vrai, je suis con, je passe mes journées vautré sur mon canapé à attendre que les dates de concert tombent d’elles-mêmes. Heureusement que tu arrives, tel un redresseur des torts des fainéants comme moi, pour m’expliquer ce que je dois faire.

      Et sinon, le post, tu l’as lu avant de le commenter ? Si oui, je ne saurais que te recommander de le reprendre. Lentement.

      • Ronycoco

        Merci de ton attention. Cela fait bien longtemps que j’eus appris à lire. Peut être ne comprends je pas le sens des mots. Peut être toi non plus. Pourtant je relis len-te-ment.

        Ta réponse est à l’image de ton article: condescendance… blasée. mépris?

        A l’image de ce que tu critiques finalement?

        Tant pis. Puisses tu rester impuissant par ta condition de « musicien » amateur. Puisses tu rester frustré par cette scène renno-rennaise fermée à double tour.

        Je suis honoré d’avoir éclairé ton chemin. Deviens alors mon fidèle et je te guiderai vers les lumières de l’orgasme scénique.

        Encore une fois, beaucoup trop de blabla.

        • Piedo

          Alors, puisqu’il faut tout faire, allons-y. Tu commences ta première réponse par un cinglant article remplis de condescendance et qui se permet de juger. Soit, c’est ton avis. Mais j’aimerais que tu me cites précisément ce qui, dans l’article en question, relève de la condescendance et du jugement. Et, le cas échéant, envers qui j’ai fait montre de condescendance.

          Pour mémoire : selon le Larousse, la condescendance consiste en une attitude de supériorité méprisante de quelqu’un qui, tout en accordant une faveur, fait sentir qu’il pourrait la refuser. J’ai eu beau me relire encore et encore, je ne vois vraiment pas envers qui j’ai été méprisant, si tant est que je l’ai été.

          La suite est du même acabit : tu m’incites élégamment à me sortir les doigts. Or, si tu avais lu ce que j’ai écrit, tu aurais vu qu’en l’occurrence, ils sont bien dehors, à chercher des dates, à galérer pour trouver des créneaux de répétitions. Je ne fais que ça, en fait. Maintenant, si tu considères que c’est mesquin de ma part de compter le nombre de répétitions ou de concerts annulés, qu’y puis-je ? Si toi, tu trouves que ça fait partie de la logique de la chose, cela montre si ce n’est de la grandeur d’âme, une certaine naïveté assez poétique.

          Et puis, bon, je passe sur tout ton couplet enflammé sur la musique rémunératrice ou payante. Je n’ai pas parlé une seule fois d’argent, c’est bien toi qui mets ça sur le tapis, dans un syllogisme totalement foireux. La question n’est pas de savoir si la musique que je fais a vocation à me rapporter du blé (ça fait un moment que j’ai fait mon deuil de l’affaire) ou à intéresser le plus grand nombre (là encore, c’est toi qui amènes la question de l’audience, alors que je n’ai pas parlé une seconde du public). Point d’égo là dedans, puisque pas une seconde ce que j’ai écrit n’a de lien avec la fréquentation des concerts. Je passe également sur ta théorie lumineuse du darwinisme musical, de la méritocratie artistique. Un moment d’égarement, sans doute.

          Bref, je le maintiens, si tu m’as lu, tu n’as compris que ce que tu voulais bien comprendre. Tu as visiblement projeté un tas de trucs que t’as à dire, mais, c’est ballot, sans le moindre rapport avec ce que j’ai écrit. Ce qui, fatalement, nuit à la qualité des échanges.

          Beaucoup trop de bla bla ? Soit. Mais tu bla bla auquel tu réponds, prenant donc sur ton temps précieux pour venir m’expliquer la vie. Avoue que c’est ironique…

          PS : point de mépris dans mon propos. Mais une tendance assez peu subtile à la moquerie. Que veux-tu, j’ai toujours eu un peu de mal avec les leçons de morale distillées peinard de chez soi. Après tout, si mes doigts étaient aussi enfoncés que ça dans mon fondement, tu n’aurais même pas eu cette espace d’expression à disposition.

  • jsuis d’accord quand il dit que les bourges des grandes villes ont de moins en moins de considération envers tout ce qui est culturel/artistique, et que ça c’est grave. par contre le gars qui a écrit ça il connait pas du tout la réalité du métier de musicien: les pros on est les premiers à souffrir de ce dont il parle! c la récession complète à tous les niveaux, ça touche pas seulement les amateurs… et je dirai que c même tout l’inverse de ce qu’il dit: on est les premiers à en patir parceque pour nous il s’agit de l’activité qui nous permet de crouter.

  • rory

    Même Strasbourg c‘est plus underground que Rennes.

  • A.MALO

    La Carène, le Vauban, Dialogue Musique, astropolis, le quartz, sa future cité culturelle, son tramway, son port, sa dureté, son climat, son port… C’est Brest les gars, la future GRANDE ville bretonne !

  • Jimmy Edgar

    Je pense qu’un patron de café-concert a tout de même le droit de donner son avis sur un groupe ou artiste qu’il va accueillir non ? C’est quand même lui qui prête les murs et prends tous les risques juridiques ! Et puis au-delà des goûts de chacun, il y a parfois des musiciens tellement persuadés de leur talent qui oublient de bosser. Et oublient qu’ils ne jouent pas pour eux (ça tu peux le faire dans ta chambre) mais pour un public. J’avais l’impression que Rennes offrait pas mal de possibilités. Je me trompe peut-être.

    • Les patrons de bar sont parfois timorés. Il ne s’agit même pas de juger si un groupe est bon ou mauvais. C’est d’abord une question de style bien souvent. Les bars ne veulent pas éduquer leur public, mais y sont soumis. Le public veut un truc, et on le lui donne. Et vu qu’on lui donne toujours la même chose, il ne réclame que la même chose. A-t-il jamais réclamé quoi que ce soit d’ailleurs? #Mythedelacaverne
      C’est ce qui arrive, quand on mélange art et commerce… beaucoup d’artistes restent sur le trottoir et, paradoxalement, s’ils veulent entrer jouer, ils doivent faire la pute. On pourrait penser que la discrimination se fait seulement au « haut » niveau. Même pas.
      Comment voulez-vous qu’un groupe débutant progresse s’ils ne jouent pas? Moi je suis pour les bars qui font jouer des groupes nuls. On n’est pas bon au premier concert. Ceux qui osent prétendre le contraire sont bien prétentieux, et naïfs. Ou alors pas assez ambitieux pour se mettre en danger dès le premier concert.

      • Piedo

        Je suis assez d’accord avec toi, sur le fond. Moins sur la forme. Il faut tout faire pour que les groupes débutants puissent jouer, c’est une évidence. Mais est-ce aux patrons de bar d’assurer cela ? Je n’en suis pas certain. Après tout, un patron de bar n’est pas nécessairement un philanthrope. C’est avant tout un commerçant, avec un business à faire tourner, pour bouffer et payer les salaires de ses employés.

        Et ça n’est pas une critique, soyons clairs.

        Là où je suis entièrement d’accord, c’est que si on ne laisse pas les groupes débutants jouer (et, effectivement, faire un bon concert de merde pour leur première scène, c’est le tarif), on pénalise toute la pratique musicale. Et c’est là, dans son soutien à la pratique musicale des amateurs, que la municipalité manque cruellement de vision.

        On est passé du dogme débile de « tous artistes », façon Jack Lang à une professionnalisation (pas dans les revenus, mais dans la pratique) à outrance de la musique. C’est bien con, mais ça se vérifie à chaque fête de la musique, où on entend de moins en moins de groupes de minots massacrer Nirvana ou autre, devant leurs potes pour tout public. Et rien que par les souvenirs que, moi, j’ai de ces premiers concerts, je me dis que c’est vraiment dommage pour eux.

  • Thierry

    Après six années d’absence pour cause de boulot, je suis revenu faire un peu de com dans le centre de Rennes, à deux reprises ces deux dernières semaines, histoire de reprendre quelques repères. Je suis rentré chez moi avec l’impression que la ville avait bien changé : j’y ai trouvé de nombreuse pancartes à louer ou à vendre et pas mal de cafés/boutiques/lieux en travaux ou fermés ou remplacés par des boutiques de produits bio/bien-être ou de restauration rapide… J’ai trouvé la ville changée et un peu triste. J’ose croire que je me suis trompé.

    • Piedo

      Je me demande si ça n’est pas nous tous qui sommes devenus un peu triste, auquel cas Rennes n’en serait que le reflet. L’œuf, la poule…

      • filehip

        Ou le serpent qui se mord la queue! En tout cas ça fait plaisir de voir tout ces échanges, ça permet de faire un point, de voir que l’on vieillit, qu’il y a un fossé qui se creuse, de se remettre en question, qu’il y a encore des possibilités, que quelque chose est en train de couver finalement.

  • rennais pure souche

    c’est vrai, c’était génial, fabuleux, énormissime! et c’est devenu chiant. l’auteur de l’article parle de rock mais pour ce qui est du reggae c’est encore pire. DJs payé au lance pierre, bars qui refusent « une certaine clientèle » (traduction : les personnes de couleur… c’est HONTEUX (j’aimerai bien souligner honteux mais visiblement on peut pas..) de faire l’amalgame entre les dealers de Ste Anne et une population afro-antillaise tout à fait normale, tranquille et sympathique), on est obligé de faire des évènements illégaux dans des salles inappropriées où on doit donc ramener tout le matériel de A à Z, des platines aux enceintes (que l’on doit louer.. cher..). Rennes était ouverte, tous les artistes avaient leur chance et aujourd’hui seuls les artistes qui font de la lèche aux gros de la scène rennaise peuvent pouvoir caresser l’espoir de faire quelque chose. Les programmations se sont boboîsées. Il y à encore quelques années on pouvait voir gangstaar, bass gibbons (de portishead), ben harper, dj cash money, 2 many DJs, les béruriers noirs, etc… sans compter encore plus loin, nirvana, cypress hill, etc… au liberté, aujourd’hui ce sont des groupes que l’on peut voir quand on veut à rennes ou nantes. malgré cela le prix des trans, (oui je parle des trans..) augmente sans arret. pour la première fois en 12 ans je n’y suis même pas allé faire un tour tellement la programmation était minable. des groupes mythiques sont passés, aujourd’hui des groupes miteux car je le rapelle, une équipe vote les groupe mais une seule personne à un véto absolu sur le choix final et il se fait vieux le père brossard.. bref, on est pas la pour les trans mais pour rennes. Je suis sur qu’il est possible de faire revivre cette ville, cette ville qu’on a tant aimé et qu’on aimera toujours. perso je me battrai pour ca. et vous?

    • Piedo

      Effectivement, on n’est pas là pour les Trans. Ceci étant, c’est intéressant de voir qu’elles reviennent dans pas mal de commentaires, alors qu’elles ne sont pas le fond de mon propos.

      Je crois que tous les Rennais ont un rapport amour-haine assez compliqué avec les Trans…

  • Dosto

    J’ai passé un an à Rennes, et puis je suis retournée dans ma campagne, en Lorraine, et si je peux comprendre que l’auteur soit frustré, j’ai quand même envie de ricaner tristement : si ça craint à Rennes, qu’est-ce qu’on devrait dire, nous ? Vous avez tellement de potentiel, à Rennes… ça donne envie de vous secouer.

  • Bonjour,
    J’ai l’impression de me lire ; content de voir que mes opinions sont partagés. Tu peux nous rejoindre et former un collectif d’artistes pros et semi-pros sur le 35. Plus facile pour produire et se produire…

  • gwenk

    ce qui est sympa actuellement c’est le côté no futur des trois café concerts qui restent : la bascule, le mondo et le sambre

    on sent bien qu’on va dans le mur en organisant des concerts mais ce petit parfum de fermeture annoncée est assez grisant.

    et sinon c’est vrai que qu’on s’ennuie grave à Rennes par rapport à Bordeaux ou Nantes

  • Prune

    débat de gosse de riche ou de bobo à deux balles avec certes, un certain style littéraire dans le post de départ mais bon… un rockeur ne pleure pas sur le net parce qu’il joue pas assez dans sa ville…un vrai de vrai aurait fait des trucs bien plus foufous…arrêter de vous plaindre les jeun’s et bougez vous le cul…

    • Piedo

      #1 : Tu ne connais rien de ma situation financière ou de celle de mes parents. Pour le « gosse de riche » ou le « bobo », tu repasseras.
      #2 : tu ne connais rien de mon age. Pour le « jeun’s » tu repasseras itou.

      Enfin, pour le reste, faudra que je le répète combien de fois : entre la retape des bars, la promo, les répétitions et, accessoirement, le taff sur ce site, j’ai pas spécialement l’impression d’être passif. Au contraire, je pense faire partie de ceux qui, justement, se bougent le cul à la hauteur de leurs moyens. Le fait que tu puisses commenter sur ce site en est une preuve notoire : si je me contentais de râler dans mon coin, tu n’aurais pas pu nous faire part de ton avis.

      Maintenant, c’est certain que c’est plus simple de dire aux autres ce qu’ils doivent faire. M’enfin, quitte à donner des ordres, le mieux est encore qu’ils aient un sens et s’appuient sur quelque chose de concret. Parce que sinon, ça revient à parler pour ne rien dire.

      Ceci étant, merci de ton commentaire. Au moins, il a le mérite de confirmer ce que je pensais quand j’ai écrit ce post.

  • Peggy

    Rennaise pure souche, j’ai quitté ma chère ville à 17 ans; Ma soif d’ouverture (d’aventures) m’amena naturellement à Paris dans les années 90. 2 OU 3 ans la-bas, le temps d’assister à l’explosion de la techno sur la capitale, avec des retours éclairs à Rennes, juste le temps d’être perçue comme une sorcière par un gros troupeau de suiveurs qu’attendent toujours que les choses soient labellisées « fashion » avant de les adopter. Les mêmes qui 1 à 2 ans après se tortillaient frénétiquement au Chantier (dont le premier patron était entre nous un excellent commerçant) , se gargarisant d’être dans le moov! et oui pour faire écho à un ou 2 posts ici, le public rennais de base n’est pas très avant-gardiste. A noter que les trans ont quand même organisée la première Rave bien dans les temps. Fallait d’ailleurs y voir la tête des Rennais, venus y boire une dernière bière comme ils auraient été en bar de nuit, je peux vous assurer c’était drôle. Partie à Paris en écoutant de la tech, j’en suis revenue avec du hip hop dans les oreilles. Nouveau décalage. Y avait bien un milieu hip hop à Rennes, plus ou moins talentueux, mais pas vraiment de considération de la part de la ville . Il a fallu qu’ NTM soit au sommet des charts pour que le rennais se décide à envisager que le hip hop n’était peut-être pas une musique risible. Alors à l’auteur du post, n’attends rien de la ville et encore moins du public. Je connais qq artistes ici, et ce sont des gens présents depuis 10 plombles, de gros travailleurs et qui se sont auto poussés eux-même, qui ont résisté alors que leur son n’était pas la mode du moment, dans l’ombre et en geignant rarement et surtout qui ont acquis la connaissance par leurs propres moyens et la reconnaissance hors du petit Vatican de la musique POP ROCK (notre chère ville).Que dire enfin, qu’aujourd’hui Rennes ressemble à un petit Paris dans sa pire expression, bourgeoise et sans interet, un petit st Germain en Laye, en moins cossu. Des tas de gens qui semblent s’être approprié le pavé, se la pètent, creux bovins et de mauvais goût en plus. On ramène à Rennes des concepts qu’ont marché ailleurs c’est tout, le système ne t’aidera pas à être créatif ou subversif de nos jours, c’est surtout pas le but. Du bien léché, sans âme, qui rapporte vite. Ceci dit good luck …

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