Quelques bonnes raisons d’en finir avec 2011

Le 21 décembre 2011 par Piedo

finish/start ©Ilike (flickr / CC)

Ça y est, c’est la fin de l’année, ses banquets familiaux, ses orgies de calories (et de citrate de bétaïne). Normalement, je déteste assez singulièrement cette période, ses foules lobotomisées et ses décorations clignotantes lugubres. Pourtant, là, je suis vraiment heureux d’en finir avec 2011. Je suis particulièrement soulagé d’en finir avec cette année, qui comptera parmi les plus singulièrement foirées de mon existence, et ce pour différentes raisons, toutes parfaitement légitimes et objectives, bien entendu.

Tout d’abord, même si cela vous semblera particulièrement futile, convaincu que vous êtes que votre existence est plus intéressante et a plus de valeur que la mienne, 2011 a été une année merdique sur un plan très personnel. Entre cambriolage, vols divers et ennuis variés, j’ai eu l’impression de passer cette année au commissariat (pour être précis, l’hôtel de police, sis boulevard de la Tour d’Auvergne, à Rennes), à porter plainte et, surtout, à me faire aboyer dessus par l’espèce de cerbère judicieusement positionné à l’accueil. Je suis certain que la fiche de poste de cette personne spécifiait bien qu’il fallait nécessairement être misanthrope et sociopathe pour assurer le job.

Alors, une fois faite la liste des emmerdes millésimés 2011, je me dis qu’on peut bien nous annoncer la fin du monde pour 2012, ça ne sera certainement pas pire.

Et puis, bon, en finir avec 2011, c’est en finir avec une année particulièrement mollasse et décevante sur le plan musical. C’est laisser derrière soi l’horreur Bon Iver. C’est oublier la liste des artistes qui nous ont déçus, sur scène ou sur album. Bon, 2011 m’aura permis d’être secoué deux heures trente durant par l’immense Sufjan Stevens (et une heure et quart par la moins généreuse PJ Harvey). Mais, malgré ces deux excellents souvenirs, passer à 2012, c’est faire acte de résilience et oublier que 2011 s’est conclue par le concert de Pierpoljak à l’Ubu. Pierpoljak, putain…

Alors, même si on nous annonce la venue de tUne Yards dans la mythique salle à poteau boucheur de vue, le fait que Zebda sorte un nouvel album doit nous inciter à la prudence. On n’est visiblement pas à l’abri d’une exécrable surprise.

Mais positivons un peu. Passer à 2012, ça n’est pas uniquement laisser derrière soi les traumas d’une année merdique. C’est aussi se projeter vers autre chose, vers des nouveautés, vers l’inconnu et au-delà. C’est aussi compter les jours qui nous séparent de nouvel album de Papier Tigre. Après l’excellent Actual Fiction de The Patriotic Sunday (quoi, encore ?), c’est donc au tour de l’autre formation d’Eric Pasquereau de nous annoncer un troisième album, prévu pour mars 2011, album produit par John Congleton (Bill Calahan, The Walkmen, Explosions in the Sky…) et enregistré chez Electrical Audio, le studio du grand Steve Albini. Et, chanceux que nous sommes, nous avons déjà droit à un morceau en écoute.

Papier Tigre ‘Home Truth’ by Murailles Music

Le parfait teasing : un seul morceau, qui tape vraiment, au son très dense, très épais (à croire qu’il n’y a que chez Electrical Audio qu’on sait vraiment faire sonner une batterie) pour nous donner envie de vérifier que tout l’album lui ressemble. Le pallier franchi par le groupe semble vraiment immense. Et ça, c’est vraiment une excellente nouvelle.

Allez, sur ce, gavez-vous comme des oies et on se retrouve en 2012.

3 Commentaires sur “Quelques bonnes raisons d’en finir avec 2011”

  • isa

    héhé ! en plus Papier Tigre seront à Rennes à l’Antipode en février…
    elle commence pas bien, cette année ?

    • Piedo

      Pas simplement Papier Tigre. C’est toute la colonie de vacances qui vient à Rennes : Papier Tigre, Electric Electric, Marvin et Pneu.

      Ça va être dément.

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