Abécédaire en Trans

Le 6 décembre 2011 par Disso

Alcool, moins poétique que chez Apollinaire et omniprésent, il marque durablement les visages, les haleines (et les caniveaux) rennais durant les Transmusicales.

Breton le groupe de dub/electro/pop/rock je sais pas quoi mélange des tas d’influences dont celle évidente de Mike Skinner, secoue le tout sous sa capuche et balance un son bondissant, tout en mouvement. Un très bon concert qui donne envie de les revoir (le 13 février à La Machine à Paris) Et en plus, le chanteur parle très bien français ,c’est toujours assez flatteur pour notre orgueil linguistique.

 

Colin Stetson : Impressionnant instrumentaliste qui fait pleurer, éructer, hurler, souffrir son saxo basse et un certain nombre d’autres instruments pas forcément connus de moi. On ne peut être qu’impressionné par la performance, saluer les Trans qui ont eu le culot de programmer cette musique pas comme les autres au parc expo et  saluer Alan Stivell présent dans le public. Après, moi je dois avouer que même si j’étais bouche bée d’admiration, ça m’a un peu ennuyée au bout d’un moment….

DJ Morpheus : c’était la plaisanterie de ces Transmusicales « Ben alors, il est dans quel hall DJ Morpheus? » C’est la première fois depuis fort longtemps que le DJ n’était pas là (et perso, ça ne m’a pas manqué)

E-talking : Félicitations au compte twitter des Transmusicales qui a brillamment animé le festival sur le net.

Factory Floor que j’ai pas pu voir parce que décidément, ça passait bien trop tard. Mais je n’en ai eu aucun écho ou quasi, ça ne devait pas être si bon que ça ou alors, tout le monde était déjà rentré pour dormir, simplement.

Gueule de bois : c’est un peu l’inconvénient surtout du côté des Bars en Trans où l’on voit errer la nuit une jeunesse ivre et défaite, vomissant dans les caniveaux son mal être plus éructant que musical.

Holly Cook, je n’en attendais pas grand chose et tant mieux, comme ça je n’ai pas été déçue. Fille de (en l’occurrence un célèbre batteur) ça ne fait pas tout, et ici, ça ne faisait même pas grand chose, si ce n’est ce robinet d’eau tiède à tendance jamaïcaine sans saveur.

Innovation : enfin, ENFIN les Trans reviennent à leur vocation d’origine : la découverte. Après quelques années d’errance douloureuse (souvenons-nous de MIA faussant allégrement des BOUM BOUM de 4 turntablistes dans le vent ou pire encore de ALORS, ON DANSE?), donc, disais-je après quelques années d’errance douloureuse et douteuse, les Trans reviennent aux fondamentaux : faire découvrir des groupes. Et c’est comme ça qu’on les aime : sans grosse tête d’affiche avec plein de petits groupes peu connus ou carrément inconnus.

Un jeune bassiste en pleine interview

Juveniles<3 Juveniles <3 Ai-je déjà dit tout le bien que je pensais de ces garçons qui ont fait salle comble archi-comble à l’Ubu et qui vendredi ont fait un petit set pour le Mouv’ diffusé en direct à l’antenne? Je ne sais pas si les Juveniles sont « hype » « tendance » et « la dernière révélation des Trans », je sais juste que ce qu’ils font mérite le détour, de la synth pop référencée cold wave par des garçons qui écoutent Joy Division, New Order ou Siouxsie and the Banshees, ça mérite d’être salué et encouragé.

Khatib (Hanni El) Pas vu, mais je pense que avec Breton, c’est celui dont on m’a le plus parlé. Son concert semble avoir été une des grandes révélations de ces trois jours.

La Femme, elle a fait salle comble au Sambre. Il y avait parait-il foule dans la rue à attendre espérant voir le groupe de surfin’ french pop music que j’avais déjà aperçu à l’Antipode, il y a quelques semaines.

Mein Sohn William vu à l’Ubu offre une musique étrange qui tient plus du spectacle que de la musique. Le public reste un peu sidéré devant ce que l’on peut qualifier de performance, mais qui ne ressemble guère à mon goût à de la musique.Le bonhomme est seul en scène avec une guitare, un clavier, une multitude de pédales et on a l’impression qu’ils sont 5 au moins à jouer et chanter. Néanmoins, je suis contente d’avoir eu la chance d’assister à cet étrange spectacle.

Niveau : globalement bon, voire très bon pour la partie « indé » tendance folk, pop ou rock. Curieusement, c’est l’electro qui semble avoir un peu pêché cette année alors que c’est d’habitude un des points forts des Trans Musicales

Orchestra of Spheres Veni, vidi et repartie dans le hall 3, je suis restée bien hermétique à cette musique bizarroïde et ses costumes chamarrés de sorcier péruvien.

Préfecture qui voulait empêcher les Carbon Airways de venir jouer pour cause de minorité avancée (et on soutient tous la préfecture dont le rôle eut été salutaire pour la musique si elle avait réussi)

Qwerty j’ai pas trouvé qu’il y avait masse d’anglo-saxons par rapport à d’autres années… (ha bon, ça se voit que j’ai ramé pour trouver un truc commençant par Q?)

Rideaux oranges qui pendouillaient dans le hall 5 en déco et même que ça rendait vachement bien.

Rideaux Pendouilleurs

SBTRKT le truc electro dont on nous disait « Ohlala, vous allez voir, cette révélation! » Bon, ben, on a été vachement déçu hein. C’est lourd, poussif et ça ne décolle pas.

Tucker Alexandre, drôle de musique drone elfique dans une ambiance très planante, j’ai bien aimé, mais ça aurait mérité sans doute plus d’intimité et une heure de la soirée moins avancée.

Ubu La salle de l’Ubu était pleine comme un oeuf vendredi, et même chose samedi. Les concerts y sont gratuits et programment de jeunes groupes dont la majorité (voire la totalité?) était rennaise. J’ai pu y voir Mein Sohn William et Jesus Christ Fashion Barbe (à la musique rock sauvage et lourde, assez plaisant d’ailleurs, je retournerais bien les voir)

Ventilation Pitié l’Ubu, ventilez, ventilez. On était quasi 500 dans la petite salle en colimaçon de l’Ubu et on a tous cru mourir de chaud, après avoir ôté les vestes, puis les pulls, c’est en tee shirt et verre à la main qu’on a fini, mais j’ai bien cru que ça finirait à poil, tout ça.

Whisky (voir Alcool mais version chic et cher)

X Triple X au jeune homme qui me collait de façon très indécente dans un des halls (et qui avait l’air bien saoul et bien gentil quand même)

Yaghmaei Kourosh Il nous a manqué, sa musique a résonné comme un hommage dans l’Ubu et certains en avaient le coeur un peu serré.

Zak Laughed et toute la bande de Kütu Folk a enchanté l’Aire Libre à Saint Jacques. Et là, je réponds à la question que vous vous posez tous, mais bon sang, ça veut dire quoi « Kütu »? Hé bien, jeune padawan, sache que Kütu évoque je cite « la couture et ses connotations naïves » (donc en gros, ça veut rien dire, quoi).

6 Commentaires sur “Abécédaire en Trans”

  • Piedo

    Quoi ? Yaghmaei Kourosh n’a pas joué ? Mais alors, Le Télégramme se serait trompé ? \O/

  • Caro

    J’ai bien aimé Factory Floor. Toujours aussi rythmé et planant mais j’ai trouvé que Nic Colk Void a moins participé que la première fois que je les ai vus cet été. J’ai donc été un peu frustrée car je n’ai pas retrouvé l’alchimie voix-musique et le coté mystérieux qui m’avait plu.

  • Je crois savoir qui c’est ce bassiste en pleine interview, huhuhu !

    • Disso

      tu penses à un jeune, beau et très DLFien bassiste? Si oui, tu as gagné toute notre considération et une galette saucisse à la moutarde

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  • Images de Trans | D L F says:

    […] Trans Musicales 2011, on y était. Mais force est de reconnaître qu’à part LeeZen et Disso, on n’a pas eu grand chose à en dire ni le courage de faire un vrai report complet. […]

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