Bill Callahan : le cowboy de Bruxelles

Le 1 décembre 2011 par Disso

Tiens mon agneau, lance cette vidéo et ferme les yeux : je vais te raconter une histoire (façon de parler mon agneau blonde, rouvre les yeux, faut que tu lises toi-même quand même, promis je te ferai la fée clochette quand il faudra tourner la page).

 

Voilà, j’ai découvert cette chanson au Mohawk d’Austin-Téééééééxins, un soir de mai 2011 : il crachinait (pas Bill, le ciel), il faisait 11° (vs 35 la veille et les jours suivants), on se pelait les miches (ah oui, prépare-toi : je suis souvent très « on »), ravagés par 3 jours de Psych Fest et le décalage horaire Rennes-Téééééééxins… mais pour rien au monde on n’aurait raté ce concert, dégotté la veille par hasard en feuilletant the Onion, le gratuit qui annonce les gigs de la capitale mondiale de la musique live (oui, bon ça c’est eux qui le disent… connaissent pas St Malo, les cons).
C’est toujours un truc bizarre de découvrir un nouvel album en concert, on essaie d’être patient, bienveillant… mais en même temps on trépigne en attendant les chansons de l’album d’avant, d’encore avant, d’encore encore avant, on connaît pas encore, c’est pas pareil… et c’est pas le type de devant, qui cuicuitait le « rococo » de Rococo Zephyr qui me démentira. Enfin bref, est-ce le vent, la pluie, les rototos zephyr de l’autre type derrière moi… j’avoue être passée un peu à côté de l’Apocalypse ce soir-là.

Mais le lendemain, ragaillardie par les 35° reviendus et la gaufre du petit déjeuner, zou chez End of an ear, ZE disquaire d’Austin-Téééééééxins; j’ai glissé Apocalypse dans mon tout nouveau tout beau tote bag rouge et l’ai couvé du regard (oui, je vois à travers le tissus) le temps de rentrer au Super8-qui-sent-bon-le-graillon-mexicain (Dieu me chipotle).

Et hop on a pris la route, direction le Hill Country, direction Bandera-Téééééééxins, capitale mondiale des cowboys (oui bon là je dis rien pour St Malo) : ranches, rodeo, longhorns, boots, beer, beer, beer… tout y était. Et monsieur Callahan aussi : Drover en boucle en cherchant un coin où s’arrêter au bord du Colorado… mais no trespassing, no trespassing, no trespassing ; Riding for the feeling en dénichant Utopia (241 habitants), ses buffalos, son lac ombragé et ses pique-niqueurs classieux (barbecue odorant et dance italienne 90s à plein tube), America en y voyant arriver les Tééééééééééxins rangers venus voir un peu quelle tronche avaient ces européens là (Oui bah nous quoi. Ah d’ailleurs, tu savais que la capitale de la France c’est Luxembourg ?)

Pourquoi je te raconte tout ça mon agneau ? Parce que jeudi, au Cirque royal de Bruxelles, grâce au magistral concert que Môssieur Callahan nous a offert, j’ai tout revécu, tout revu : les no trespassing, les we don’t call 911, les longhorns, la fat tire, les énormes caravanes qui trainent d’énormes pick-ups , le rodeo du samedi soir et ses déjà cowboys de 3 ans, les bleds sinistrés paumés au milieu des collines, les vautours cradaux qui ne se lavent pas les mains avant de bouffer un daim au bord de la route, le bison jerky de chez Whittington, la blue moon, … tout… sans blague, merci Bill Callahan …

Ju’ Ho’

 

2 Commentaires sur “Bill Callahan : le cowboy de Bruxelles”

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