Rennes, sex & rock’n roll?

Le 28 novembre 2011 par Disso

Comme je n’arrivais pas à faire un édito qui tienne la route séchant tel l’élève en panne d’inspiration devant sa copie de philo, on m’a dit : c’est simple, parle de ce qui te passe par la tête. Donc, voilà, ce texte devait parler de Rennes (Rennes est-elle encore une ville rock?), hé bien en fait, nous allons parler sexe.

Certes, Rennes et sexe, a priori, ce sont deux sujets fort éloignés. Je ne crois pas qu’on puisse qualifier Rennes de ville sexe par exemple : c’est une ville aimable, riante, sérieuse, étudiante, mais sexe… Point ici de chaleurs torrides, d’emballements hors de propos, de dérèglement des sens, Rennes n’est pas une ville à dessous de soie . Trop sage, la capitale bretonne avec ses pavés gris et ses places rectilignes imaginées par Jacques Gabriel* après le grand incendie de 1720. Quoique trop sage, il faut y regarder de plus près, le soir du côté de la place des Lices, la place Sainte Anne et la fameuse rue de la soif. Une troupe vibrionnante et estudiantine s’y ébat à grands renforts de houblon à partir du jeudi soir. Mais au-delà de ces excès alcoolisés, vraiment, pour le reste, Rennes reste une ville bien polie, voire policée dans laquelle les abus, fussent-ils musicaux, sont toujours assez mal vus.

Si dans le triptyque « sex and drug and rock’n roll », nous pouvons éliminer le volet sex, reste la drogue. Rennes est-elle une ville de drogués? (oui, je sais, posée comme ça, la question peut choquer). Alors, forcément, il y a de la délinquance, mais la drogue première du Breton, malgré tous les efforts de la Mairie, de la préfecture et des organismes de prévention, ça reste bien le houblon, parfois le cidre et le vin quand vraiment on n’a plus de houblon, Parce que tout est soluble dans le houblon, à commencer par l’esprit du Breton.

Pas sex, pas drug, rock’n roll alors? Ca reste à voir, du moins, c’est ce que nous nous sommes dit à DLF. Donc, pendant les deux semaines à venir, nous vous offrons une série de posts consacrés à Rennes, entre les souvenirs des uns, les envies d’avenir des autres, les concerts, les bars, les personnalités locales de la vie musicale. Une plongée musicale au coeur de la capitale bretonne, peut-être loin du sexe et de la drogue, mais, on vous le promet, en plein coeur du rock’n roll.

* Hé ouais, c’est pas Salomon de Brosse, ok, ok…

6 Commentaires sur “Rennes, sex & rock’n roll?”

  • KMS

    Mais si il y a tout ce qu’il faut pour le sexe. On sait très bien où tu passes tes samedis soirs :

    http://www.saunacalifornia.com/

    (sinon c’est infernal pour laisser un commentaire)

  • Piedo

    C’est pas infernal pour les commentaires. C’est épuré.

  • Disso

    Au secours! Je suis aveugle (ouais, on va changer ça, je crois), C’est compliqué

  • LN

    Si je ne m’abuse, Salomon de Brosse n’est pas responsable du nouveau plan orthogonal de la ville post-incendie de 1720 puisqu’il est mort en 1626. Il est néanmoins l’auteur de la façade du Palais du parlement de Bretagne (1618). La reconstruction de la ville et le dessin rectiligne de ses places est à mettre au crédit de l’ingénieur militaire Isaac Robelin et de l’architecte Jacques Gabriel. La V2 de DLF, avec des vrais morceaux d’histoire et d’architecture dedans!

  • candy

    moi j’ai quitté Rennes parce que j’avais trop chaud aux fesses

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