New Order : They used to think that the day would never come

Le 27 novembre 2011 par AmETlie

Alors qu’on apprenait le retour en force de The Stone Roses, hier soir, boulevard Voltaire, se produisait un autre groupe mythique de Manchester. Les membres de la première formation de New Order à un Hooky près, ont décidé d’investir la moiteur de du Bataclan pour soutenir Michael Shamberg, ami et producteur des clips de True Faith, Touched by the Hand of God et Regret, gravement malade depuis de longues années.

La salle est comble, l’âge moyen environne les 40 ans mais autour de moi l’ambiance est étonnamment juvénile, il semblerait que le public ait retrouvé ses 16 ans en passant la porte d’entrée. Moi c’est autre chose, je fais partie de la minorité qui assiste pour la première fois à un concert des mancuniens. J’attends impatiemment l’arrivée de Bernard Summer, Gillian Gilbert et Stephen Morris même si je sais que New Order, ce 18 octobre 2011, ne sera qu’une pâle copie d’une époque révolue, que ça sent quand même un peu la naphtaline et que oui bien sûr New Order sans Peter Hook c’est pas vraiment New Order. Malgré tout il y a de la fébrilité dans l’air et d’imposants individus venus de Manchester dans la salle. Pour les repérer c’est assez simple, passablement alcoolisés, ils ont l’air de sortir d’un film de Ken Loach, ils tranchent un peu avec le public parisien et plus encore avec les quelques quinquas sirotant leur flute de champagne au bar, ça les rend assez sympathiques et moi je suis prête à passer une bonne soirée…

Après un long temps d’attente meublé par Tintin le platiniste (au début c’était bien après c’était long), quelques mots et un hommage en vidéo à Michael Shamberg, New Order accompagné de Phil Cunningham à la guitare et de Tom Chapman à la basse arrive enfin sur scène. Ça commence en douceur avec Elegia et puis me voila happée par Crystal et c’est à cet instant que je réalise que j’y suis, que c’est bien New Order en face de moi et que c’est quand même vachement bien. C’est aussi à ce moment que je constate une chose : danser sur New Order et éviter d’être ridicule c’est pas possible mais de voir tous ces gens danser frénétiquement j’ai trouvé ça beau. Si si les gens, j’avais envie de vous faire des bisous tellement vous aviez l’air content d’être là. Et puis les tubes s’enchaînent, la salle s’éclaire entre chaque morceau et je jubile à chaque fois « oh mais comment c’est trop ma préférée!!! » (oui j’ai pas dit que parce que j’ai pas 40 ans j’étais à l’abri du syndrome de régression hein). Bon en vrai, ma préféré c’est « 1963 » et dans ma salle de bain il m’arrive assez fréquemment de hurler « Johnnyyyy don’t point that guuuuun at me! », là je me suis retenue parce que bon hein… mais je n’ai pas pu m’empêcher de bondir quand ils ont envoyé les boites à rythmes (LES BOITES A RYTHME MEC!!!). J’avoue que j’ai été un peu déçue, que j’ai trouvé ça un chouilla trop mou, pas assez… Pas assez quoi! A sa décharge, Bernard avait chaud, trop chaud. Même impression sur le titre suivant (« Bizarre Love Triangle ») et puis True Faith nous est parvenu et j’ai pas pu lutter, something’s got a hold on me! Pardon je m’emballe…

Un premier final avec « Temptation » mais j’ai même pas eu peur qu’ils ne nous reviennent pas parce qu’ avec cette scène baignée dans une lumière bleue on pouvait pas nous priver de « Blue Monday » et ça n’a pas raté et 30 ans après c’est toujours aussi bien. Le concert se termine sur le titre de Joy Division, « Love will tears us apart » et Bernard Summer conclut « qui aurait pensé qu’une chanson aussi triste allait apporter autant de joie? ». C’est vrai qu’elle est triste cette chanson et c’est vrai aussi que c’était bon de l’entendre. Ce concert fut donc à la hauteur de mes espérances, j’ai vu New Order, je peux le rayer de ma liste (la même qui contient des vieilleries comme Primal Scream ou les New York Dolls. J’aurais cependant aimé que ça dure plus longtemps, qu’on me joue Fine Time, World in motion ou Shellshock mais que voulez-vous it’s never enough…

Best of DLF: première publication le 20 octobre 2011.

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