Back to black voices

Le 23 septembre 2008 par Disso
On avait senti le vent venir en 2000 avec Anastacia, gagnante d’une quelconque émission de real TV US qui nous avait réchauffé (ou chauffé, c’est selon) les oreilles avec son « I’m outta love« . Et je ne sais pas si comme moi vous aviez entendu la demoiselle avant de la voir, mais je fus fort surprise de constater que cette voix grave et soul n’etait pas celle d’une afro-américaine (comme on dit chez les Yankees) mais celle d’une blanche.

Il y a deux ans de ça, rebelote, avec cette fois, la voix superbe, émouvante et swinguante à souhait d’Amy Winehouse, qui en plus d’une tessiture à la Ella Fitzgerald nous assenait des rythmes furieusement jazzy/soul et des sons aux gros cuivres rythmés que l’on aurait pu croire sortis tous droits d’un album de la Tamla Motown à sa grande époque.
Gros succès immédiat (et mérité) pour LA voix en or, succès renforcé par les nombreux scandales que la demoiselle alcoolo-toxico n’hésite pas à déclencher un peu partout.

Du coup, nos amis anglais nous ont trouvé, dans la foulée une autre voix « noire », celle de la galloise Duffy. Même influence sixties, voix tout aussi grave et même succès dans la foulée.
Seulement, si la version blonde Duffy est plus sage que la version brune Amy, pour le coup, elle sent un peu trop la copie…

Jamais à court d’idée, les gracieux sujets de sa gracieuse Majesté ont donc déniché LA perle, celle qui cumule tout à la fois : voix de rêve, rauque, un peu voilée, corps de déesse, un brin de rébellion, mais restant dans les normes de ce qui est commercialement acceptable, c’est Gabriella Cilmi.
Comme le produit n’existait pas au pays de la panse de brebis et de la cornemuse, on l’a importé d’Australie, et ô, joie, en plus, la demoiselle n’a que 16 ans, donc devrait plaire aussi au public jeune, ce qui devait être plus difficilement le cas pour ses deux ainées.

A l’écoute de « Sweet about me« , on repère vite le manque de maturité de cette voix-là. Elle n’a pas le vécu d’Amy (sex and drugs and rock’n roll) pour en faire déjà une grande voix. Seulement, quand on songe que ce petit prodige adore Led Zep et n’hésite pas à le reprendre en concert (une fille chantant Whole Lotta Love, c’est possible?), on se dit que peut-être celle-ci a un avenir.
Alors que Duffy chante sans âme, qu’Amy brûle son âme, Gabriella a peut-être une chance de décrocher le pompon commercial au paradis des blanches à voix noire.
PS : J’ai volontairement choisi uniquement des video en live pour avoir une idée plus juste des voix de ces demoiselles.

4 Commentaires sur “Back to black voices”

  • Anonymous

    tout à la fait comme tu le as dit, cher Disso, mais Amy a quen mêm la plus belle voie tout casser avec l’alchool et aussi par raport à la blonde que je croillai noir elle a une bien plus belle choucroutte sur la tête. Non ?

  • Disso

    Alors là, question choucroute, Amy gagne haut la main! C’est la plus jolie Sauer-Kraut-Rock de Grande-Bretagne.

  • ju

    Tout ceci est finement observé. Du coup, j’ai eu envie de réécouter des chanteuse noires, qui chantent comme euh.. des chanteuses noires. Ella Fitzgerald, Etta James etc. Et même Thelma Houston et chaka khan (styles et époques variés). C’est pourquoi je passe mon tour pour les copieuses et je retourne à la case vieux con me gaver de Motown!

  • ju

    et Aretha, bien sûr… heureusement que Disso veille.

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